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Alors que les informations sur la tragédie de Tumbler Ridge font le tour du monde et suscitent de vives discussions sur les réseaux sociaux, la conseillère clinicienne Rindala Semaan, qui travaille avec les jeunes d’âge scolaire à Vancouver, propose quelques moyens de soutenir les plus jeunes.
Selon elle, il est notamment essentiel de leur offrir un environnement sécuritaire et de l’information simple adaptée à leurs besoins.
Il faudra leur donner un sentiment de sécurité psychologique, en fournissant des informations factuelles adaptées à leur âge sans détails graphiques, corriger rapidement les rumeurs et expliquer clairement les mesures mises en place pour assurer la sécurité, explique-t-elle.
La conseillère ajoute qu’il est important de valider les réactions et les comportements des jeunes pour leur permettre d’exprimer leurs émotions.
On est là pour leur dire que si tu pleures, si tu te trouves irritable, si tu as de la difficulté à te concentrer, si tu as mal à la tête, par exemple, mal au ventre, etc. C’est tout à fait normal et c’est tout à fait naturel.
Elle note que chaque dynamique familiale et chaque enfant est différent, certains auront besoin de réconforts physiques, comme des câlins et d’autre, de prendre un moment seul avec un livre avant d’en parler avec leurs parents.
Le plus important, pour un enfant, c’est d’être écouté, rappelle Rindala Semaan. Écoutez leurs questions et puis essayez de répondre, écoutez leurs demandes, qu'elles soient physiques ou émotionnelles, et essayez de vous adapter à ça.
Elle souligne que le besoin de solitude n’est pas nécessairement un signe de détresse. Pour certains enfants et adultes, cela leur permet de réguler leur système nerveux, ils entreront ensuite en communication.
Si la situation dure longtemps, disons plus que quelques jours, ça devient un isolement et, là, on le fait peut-être référer à un professionnel pour un suivi individuel, mais il ne faut pas immédiatement paniquer, c’est un jeune ou un enfant.
Il faut créer un coin calme, il faut dire aux enfants : je suis à l’écoute quand tu es prêt, je suis là pour t’expliquer, pour répondre à tes questions si tu as envie.
La conseillère ajoute qu’il faut observer les enfants et identifier les plus vulnérables. Souvent ce sont ceux directement exposés à l’incident ou encore ceux qui ont déjà vécu un ou des traumatismes, un trouble anxieux ou de dépression.
Dans les écoles, il faudra commencer à encadrer ces enfants-là, les élèves les plus vulnérables et entrés en communication avec leurs parents. Travailler en équipe pour être sur la même longueur d’onde et utiliser les mêmes mots, que ce soit à l’école ou bien à la maison.


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