La ville de Nice s'apprête à commémorer ce mardi 14 juillet les dix ans de l'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, qui a coûté la vie à 86 personnes. Parmi les victimes figure Camille, 27 ans. Sa mère, Anne Muris, aujourd'hui présidente d'association, témoigne de sa douleur, de son interrogation profonde sur l'effritement du modèle républicain et de son combat pour que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de ce drame.
Ce mardi 14 juillet auront lieu les commémorations d'un des pires attentats de l'histoire du pays. C'était le 14 juillet 2016 à Nice, sur la promenade des Anglais. Un terroriste tunisien de l'État islamique fauchait la vie de 86 personnes à bord de son camion lancé à pleine vitesse. Parmi ses victimes, Camille, une jeune femme pleine de vie à qui la barbarie terroriste n'a laissé aucune chance. Dix ans plus tard, sa mère, Anne Muris, a confié sa détresse à Europe 1.
Des rêves anéantis
Camille avait 27 ans et toute la vie devant elle. Elle voulait un enfant et ses parents espéraient voir la famille s'agrandir. Le 14 juillet 2016, leurs rêves ont été anéantis. La maman de Camille, Anne Muris, se bat depuis au sein de l'association Mémorial des Anges, qu'elle préside : "Le deuil, ce n'est pas quelque chose qu'on partage sur un espace public. Il y a cette pudeur par rapport à tout ça. Ce qui est important dans cet investissement associatif, c'est donner de l'utilité à ma souffrance. Je veux que cette souffrance me permette de porter des valeurs qui sont les miennes, des valeurs qui étaient les siennes aussi : le vivre ensemble, le respect que l'on se doit les uns aux autres", explique-t-elle au micro d'Europe 1.
Un questionnement sociétal
Née au Maroc, Anne Muris veut comprendre pourquoi ce vivre ensemble est devenu si difficile, sans pour autant pardonner les atrocités du terrorisme : "Pourquoi s'est-il effrité ? Quelle est la part de responsabilité que l'on a les uns et les autres ? Je crois que c'est une question qui est sociétale. Il ne faut pas avoir peur de se la poser. Qui plus est, quand on est des personnes issues de l'immigration : comment se fait-il que nos parents aient su faire cela et qu'à ce jour ça se perde ?".
Enfin, avec d'autres victimes, Anne Muris souhaite aussi obtenir la vérité sur l'organisation du 14 juillet et les éventuelles responsabilités des autorités.


1 week_ago
43



























.jpg)






French (CA)