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Sport 29/05/2026 19:08
La récente participation de Diana Shnaider à un tournoi parrainé par Gazprom a provoqué une vive colère de la 65e joueuse mondiale, native de Kiev.
Colère froide sur la terre bouillante de Roland Garros. Ulcérée par le silence médiatique du monde du tennis au sujet de la guerre en Ukraine, la joueuse ukrainienne Oleksandra Oliynykova a poussé un coup de gueule ce vendredi 29 mai, à la veille de son match contre la Russe Diana Shnaider.
Avant cette affiche du 3e tour de Roland Garros prévue ce samedi, la 65e joueuse mondiale a estimé que la récente participation de sa future adversaire russe aux Northern Palmyra Trophies (NPT), une exhibition par équipes organisée en novembre dernier à Saint-Pétersbourg et parrainée par le géant gazier russe Gazprom.
« Gazprom est une entreprise qui finance des crimes de guerre », estime-t-elle. Participer aux NPT, « je pense que c’est comme si on jouait en Allemagne nazie pour la Gestapo, lors d’un tournoi organisé par l’entreprise qui a construit Auschwitz. Pour moi il n’y a aucune différence », a lâché Oleksandra Oliynykova en conférence de presse.
« Mon pays est attaqué par l’argent de Gazprom, ils financent les drones qui attaquent ma ville. Qu’est-ce qui est vraiment important, de savoir qui aura le coup droit le plus fort demain ou le fait que l’on ignore ce type de chose ici ? », a également asséné la tenniswoman de 25 ans. Très remontée, la native de Kiev a également accusé la joueuse d’avoir « mis des likes » sur des publications de « propagande russe ».
« On devrait demander à Diana Shnaider ce qu’elle (en) pense »
Ce type de déclaration est loin d’être une première pour Oleksandra Oliynykova. Et pour cause, dès sa victoire au premier tour de cette édition 2026 des Internationaux de France, elle s’était confiée sur l’invasion de l'Ukraine en 2022 par la Russie de Vladimir Poutine. Et ce, juste après avoir écarté la joueuse russe Elena Pridankina.
« Cela ne m’affecte pas sur le court, mais on doit comprendre que ce match et le spectacle qu’on en tire, ce n’est pas juste », déplorait mardi 26 mai celle qui se dit « en mission » sur le circuit WTA. « En Ukraine, les gens meurent, nos courts de tennis sont détruits, nos complexes sportifs sont détruits. On doit arrêter de faire comme si rien n’était en train de se passer. »
Dans la presse, Oleksandra Oliynykova évoque très régulièrement la guerre déclenchée il y a plus de quatre ans par l’invasion russe lors de ses passages en conférence de presse dans les tournois auxquels elle participe. « Je vis sous les bombes à Kiev et tous les gens que j’aime sont sur le front », confiait-elle avant le début du tournoi parisien, comme le rapportent Les Dernières nouvelles d’Alsace.
Ce vendredi, en conférence de presse, elle s’est même permis d’interpeller directement sa future adversaire russe en la plaçant face à ses responsabilités. « On devrait demander à Diana Shnaider ce qu’elle pense du fait que Gazprom finance les camps pour les enfants. Ils kidnappent des enfants et les mettent dans des camps. Demandez-lui quel est son avis là-dessus et ce qu’elle ressent par rapport au fait de prendre de l’argent d’une entreprise telle que celle-là », a-t-elle asséné. De quoi promettre un affrontement sportif sous haute tension sur le court numéro 7 de la Porte d’Auteuil samedi.


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