NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans le Gard, la Drôme et surtout dans les Pyrénées-Orientales, les feux de forêt ont fait d’importants dégâts ces derniers jours. Un signe que la saison des incendies a commencé tôt, cette année. Trop tôt. « La situation est très préoccupante », a souligné lundi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « Pour donner une comparaison, il y a 11 000 hectares qui ont brûlé en France aujourd’hui. C’était un peu plus de 5 000 l’année dernière à la même période. C’est dire qu’on est face à une situation extraordinaire. »
« Le printemps a été particulièrement chaud et sec, donc la saison des incendies a commencé brutalement et très tôt », confirme Pauline Vilain-Carlotti, docteure en géographie et autrice de L’épreuve du feu, habiter la Terre autrement (Flammarion). « Cette saison va continuer d’avancer. Plus de 10 000 hectares brûlés un 6 juillet, c’est une anomalie, mais qui va devenir la norme dans le contexte du changement climatique. »
« Une remontée du risque vers le Nord »
Or, à cause de cette précocité des feux, « les pompiers sont déjà sous pression et le pacte capacitaire en péril, car il n’y a pas suffisamment de réserves », estime la chercheuse, pointant du doigt un « matériel vieillissant et limité ».
Et si la végétation brûle tôt, elle brûle aussi partout. « On a une remontée du risque incendie vers le Nord et les territoires qui y sont moins préparés », ajoute Pauline Vilain-Carlotti. Certes, pas dans les mêmes proportions que dans le Sud, mais la simultanéité des feux limite considérablement la possibilité des services de secours de s’épauler d’une région à l’autre. « On va avoir une saison extrêmement longue, qui va nécessiter à la fois de l’endurance et des efforts de la part des sapeurs-pompiers mobilisés », avait ainsi estimé vendredi le lieutenant-colonel Nicolas Galand, secrétaire général de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
Dans les Pyrénées-Orientales, la France a dû faire appel au dispositif de solidarité européen RescUE. Lundi, la Commission européenne a annoncé le déploiement de quatre avions bombardiers d’eau pour aider à combattre le feu de Trévillach. Démarré samedi soir, il n’était toujours pas fixé lundi soir et a déjà brûlé plus de 4 600 hectares malgré la mobilisation de 750 pompiers.
Des prévisions peu rassurantes
« Le reste de la saison s’annonce intense. La vague de chaleur est une chape de plomb sur l’Europe et le retour des précipitations n’est pas envisagé pour le moment. Ce qui veut dire que la végétation va rester sèche et fournir un combustible pour la propagation des incendies. Après, tout dépendra du vent », pointe Pauline Vilain-Carlotti. Lundi, pas moins de 96 départements étaient en alerte sécheresse. Contre 85 à la même période en 2022, qui était pourtant une année historique en termes de sécheresse et de feux de forêt.
Mardi, 61 départements seront en alerte orange canicule, et 61 également ont été placés à risque élevé de feux de forêt. Trois autres - l’Essonne, les Deux-Sèvres et le Vaucluse - seront même à risque très élevé. « Sous l’influence de faibles humidités et des températures qui remontent, le niveau de danger s’étend très largement au-delà du Sud-Est de la France, avec de nombreux départements de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Centre concernés », a précisé Météo-France.
La solution, pour appréhender le reste de la saison des feux ? « Adapter les activités touristiques, économiques, agricoles au risque, estime Pauline Vilain-Carlotti. Car si les conditions météorologiques et le changement climatique aggravent les incendies, 90 % des feux sont d’origine humaine, qu’il s’agisse de malveillance ou de négligence. »


2 week_ago
31



























.jpg)






French (CA)