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Avec une température moyenne de 24,9 °C, juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, devant août 2003 (24,8 °C) et juillet 2006 (24,4 °C), indique Météo-France.
La rédaction (avec AFP) - Aujourd'hui à 11:49 | mis à jour aujourd'hui à 11:53 - Temps de lecture :
Le mois de juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, dépassant les précédents records de la canicule d'août 2003 et de juillet 2006, a annoncé mardi Météo-France. La température moyenne en juillet est de 24,9 °C, battant ainsi les records d'août 2003 (24,8 °C) et de juillet 2006 (24,4 °C), indique l'institut.
L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) – qui interviennent elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines – atteint, comme en juin, +3,8°C (+5,2 °C pour les maximales). « Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée » jamais enregistrée après celle de février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.
Quatre canicules depuis fin mai
« La France a connu du 4 au 19 juillet 2026 sa deuxième vague de chaleur de l’année, remarquable par sa durée (16 jours) après un premier épisode précoce de fortes chaleurs en mai. Elle figure parmi les plus longues vagues de chaleur que la France ait connues, après celles de juillet 1983 (23 jours) et juillet 2006 (21 jours) », décrit Météo-France. « Elle a été un peu plus longue mais moins intense que la vague de chaleur du 17 au 30 juin 2026, historique par son intensité. Au plus fort de l’épisode, le 12 juillet, 37 départements ont été placés en Vigilance rouge canicule et 46 en Vigilance orange canicule. »
Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scénario « privilégié », indique Météo-France, qui note cependant que cela « n’implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur ».
Une sécheresse des sols inédite
Avec un déficit de pluie de près de 70 %, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielle des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, « les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés » en août 2022.
Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l’agriculture et favorise les départs et la propagation de feux. Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d’hectares et d’habitation en Gironde.
Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85 % de déficit) et juillet 2020 (75 %). Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l’intérieur du Var, sur la Côte d’Azur ainsi qu’en Corse. L’Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d’épisodes orageux les 16 et 25 juillet.
Brest, Paris, Blois... Des records d'ensoleillement battus
Plusieurs villes ont battu des records d'ensoleillement en juillet :
- Brest (Finistère) : 339h, contre 278h en 2022. Soit +180h (+88%) par rapport à la normale.
- Rouen (Seine-Maritime) : 341h, contre 286h en 2006. Soit +199h (+71%) par rapport à la normale.
- Paris : 367h, contre 338h en 2018. Soit +222h (+65%) par rapport à la normale.
- Langres (Haute-Marne) : 380h contre 355h en 2022. Soit +234 h (+62 %) par rapport à la normale.
- Blois (Loir-et-Cher) : 378 h contre 358 h en 2022. Soit +231 h (+64 %) par rapport à la normale.
- Châteauroux (Indre) : 365 h contre 350 h en 2022. Soit +243 h (+50 %) par rapport à la normale.
- Nantes (Loire-Atlantique) : 382 h contre 366 h en 2022. Soit +229 h (+67 %) par rapport à la normale.
- La Roche-sur-Yon (Vendée) : 384 h contre 364 h en 2022. Soit +241 h (+59 %) par rapport à la normale.
- Tarbes (Hautes-Pyrénées) : 301 h contre 281 h en 2013. Soit +207 h (+45 %) par rapport à la normale.
Un « soleil accablant » et une rentrée « plus chaude » que la normale
Mais sur l’ensemble du pays, c’est un « soleil accablant », constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Après un mois de juin déjà très ensoleillé (+25 % par rapport à la normale), l’excédent d’ensoleillement atteint 35 % en moyenne sur le pays en juillet. Il s’agit du deuxième mois de juillet le plus ensoleillé, derrière juillet 2022 (+40 %). Et de préciser : « l’excédent est particulièrement exceptionnel sur la moitié nord où il atteint par endroits plus de 60 % (notamment en Bretagne et Normandie) ».
Va-t-on vers du mieux ? « Le scénario plus chaud que la normale est privilégié pour le prochain trimestre –août, septembre et octobre– sur la France ainsi que sur toute l’Europe », alerte Météo-France. Côté précipitations, le trimestre pourrait être « plus humide que la normale » dans le pourtour méditerranéen.


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