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- Canicule : des nuits encore plus chaudes ces prochains jours à cause... du sable du ...
Tandis que l'épisode caniculaire se poursuit, un nuage de poussières provenant d'Afrique du Nord traverse actuellement le pays. Pendant la nuit, celles-ci empêchent la Terre de se refroidir.
Charlotte Murat - Aujourd'hui à 18:35 | mis à jour aujourd'hui à 19:47 - Temps de lecture :
À l’heure où les fortes chaleurs continuent de progresser vers le centre et l’est de la France, un nouvel invité entre en scène : le sable du Sahara. « Les poussières remontent jusqu’à notre pays par les Pyrénées. Elles atteindront les régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes en début de semaine », prédit Tristan Amm, ingénieur en météorologie chez Météo-France, qui précise que les concentrations attendues sont « plus faibles » que celles généralement observées au printemps.
Cette arrivée n’est pas une bonne nouvelle pour les Français qui suffoquent déjà - 37 départements sont d'ailleurs maintenus en vigilance rouge canicule ce lundi, la vigilance orange étant, elle, étendue à 47 départements. Car en plus de donner au ciel un aspect laiteux ou granuleux ou de recouvrir les voitures de sable en cas de pluie (ce qui n’est pas du tout prévu pour le moment), ces particules contribuent à renforcer la chaleur des nuits. « La nuit, la Terre émet des rayonnements pour se refroidir. Mais s’ils rencontrent quelque chose dans l’atmosphère, ces rayonnements sont en partie renvoyés d’où ils viennent. Or, les particules de sable rendent les nuages plus opaques, ce qu’ils signifient qu’ils vont renvoyer davantage de rayonnements vers la Terre », décrypte Tristan Amm.
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« Un effet de serre »
C’est exactement ce qui s’est passé pendant la canicule de juin, a observé le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). « Les aérosols de poussière ont stationné longuement au-dessus de nos têtes et ont contribué à empêcher les températures de redescendre la nuit. Cela fait un effet de serre », explique Patrick Chazette, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, dans un article dédié. « L’épaisseur de la couche, sa charge en aérosol et la durée pendant laquelle les aérosols sont restés au-dessus de nos têtes ont donné au phénomène une ampleur exceptionnelle », ajoute le chercheur.
Si le sable du Sahara peut renforcer le phénomène de nuits tropicales, il n’en est pas pour autant le premier responsable, insiste Tristan Amm : « C’est avant tout parce qu’on est dans une situation anticyclonique qui est durable, avec des températures qui continuent de se réchauffer. La goutte froide, c’est-à-dire la dépression, située au niveau du Portugal, fait office de pompe à chaleur. Elle aspire tout l’air chaud qui s’emmagasine sur la péninsule ibérique et le Maghreb et le fait remonter sur notre pays. C’est cette chaleur qui s’accentue avant tout et qui empêche les villes de respirer toujours plus. » Selon Météo-France, la canicule devrait persister au moins jusqu’au milieu de semaine.


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