Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Cinéma: retour sur 2025, au miroir des grands écrans

5 month_ago 121

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis si longtemps que l'origine se perd dans la nuit des temps, je consacre en fin d'année un texte à ce qui a, selon moi, marqué le cinéma au cours des douze mois précédents. Et, en m'interrogeant chaque année sur la pertinence d'un tel choix, les films mentionnés sont organisés selon leur origine, avec une place singulière pour les films français.

Il sort en France plus de films français que venant de n'importe quel autre pays. Rien d'étonnant, mais surtout, comme je le souligne chaque fois, la production française offre un nombre de propositions cinématographiques ambitieuses largement supérieur à ce qu'on trouve partout ailleurs –y compris chez les mastodontes du secteur que sont les États-Unis, l'Inde et la Chine.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate ! Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.

Dure année pour le cinéma français

Mais cette année, et c'est une rareté dont on ne trouve guère de précédent depuis au moins un demi-siècle, l'offre artistique du cinéma français a été singulièrement faible. Que le représentant de la France aux Oscars soit un film iranien (Un simple accident, de Jafar Panahi) est à cet égard un symptôme lourd de sens.

Cette baisse de créativité, alors que le volume de production n'a pas diminué de manière significative, intervient au moment où le cinéma est attaqué, en France, sur plusieurs fronts. Pour des raisons multiples, dont certaines tiennent notamment à la faible offre des blockbusters américains en 2025, à l'absence de titres français comparables à Un p'tit truc en plus (10,8 millions d'entrées), au Comte de Monte-Cristo (9,4 millions) ou à L'Amour ouf (4,9 millions), qui avaient dopé la fréquentation en 2024, et au fonctionnement des multiplexes, la fréquentation accuse une baisse importante par rapport à l'année précédente.

Les dix premiers titres du box-office en France de l'année, arrêté au 23 décembre 2025 et marqué par une surreprésentation des films américains, sans que les plus performants n'atteignent les niveaux habituels. En jaune, les films toujours en exploitation. | Capture d'écran Wikipédia

Les dix premiers titres du box-office en France de l'année, arrêté au 23 décembre 2025 et marqué par une surreprésentation des films américains, sans que les plus performants n'atteignent les niveaux habituels. En jaune, les films toujours en exploitation. | Capture d'écran Wikipédia

Simultanément, l'extrême droite française –la presse du groupe Bolloré et les porte-paroles du Rassemblement national en tête– tire à boulets rouges sur le système pourtant envié un peu partout dans le monde qui stabilise et soutient la diversité des réalisations et des accès des films au public, et des publics aux films, dans des conditions économiquement très vertueuses.

S'y sont ajoutées depuis quelques années des attaques démagogiques, où on a hélas vu certaines voix féministes se mêler à la traditionnelle haine de l'art de la fachosphère, avec un dénigrement systématique de la notion d'auteur, qui a contribué à fragiliser l'ensemble de l'écosystème.

Un fort accent mis sur la situation palestinienne

L'autre événement marquant de l'année concerne la manière dont le génocide, toujours en cours, en Palestine –et pas uniquement dans la bande de Gaza– a fini par trouver sa place sur les grands écrans. Bien au-delà des cercles d'ordinaire mobilisés, la question de l'implication du cinéma dans une tragédie contemporaine a (enfin!) acquis une ampleur significative.

Ce phénomène a notamment été scandé par l'Oscar du meilleur film documentaire attribué en début d'année à No Other Land, à la présence au Festival de Cannes de Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi, endeuillée par l'assassinat dès l'annonce de sa sélection de la jeune photographe palestinienne à qui le film est consacré, l'apparition d'autres films (From Ground Zero, Vers un pays inconnu, Songe, Un médecin pour la paix, Once Upon a Time in Gaza…) et jusqu'à la nomination pour les prochains Oscars de trois films directement liés aux crimes contre l'humanité en cours et à l'histoire dans laquelle ils s'inscrivent (La Voix de Hind Rajab, Palestine 36, Ce qu'il reste de nous).

Put Your Soul on Your Hand and Walk, de Sepideh Farsi. | New Story

Put Your Soul on Your Hand and Walk, de Sepideh Farsi. | New Story

De natures complétement différentes, ces deux dimensions (faiblesse relative du cinéma français, attention au génocide en Palestine) contribuent à définir la toile de fond cinématographique d'où se détachent une petite soixantaine de titres mémorables sortis cette année.

Parmi eux, on se pliera à l'exercice forcément réducteur du top 10, concernant donc les films distribués en salles en France entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Mais en insistant davantage sur la diversité du survol plus vaste qui lui succède et qui témoigne que, si le monde va mal et si le cinéma français va moins bien qu'il ne devrait, le cinéma dans son ensemble est, lui, en excellente santé.

Les Feux sauvages, de Jia Zhangke. | Ad Vitam

Les Feux sauvages, de Jia Zhangke. | Ad Vitam

Top 10 (ou top 11), par ordre de sortie dans les salles françaises

Ce à quoi on ajoutera une petite merveille directement sortie sur YouTube et qui n'en est pas moins du grand cinéma, Fragments for Venus, court-métrage d'Alice Diop.

Kayije Kagame dans Fragments for Venus, d'Alice Diop. | Capture d'écran Miu Miu via YouTube

Kayije Kagame dans Fragments for Venus, d'Alice Diop. | Capture d'écran Miu Miu via YouTube

Géoesthétique de l'an 2025, l'Europe d'abord (24 titres)

Il faut hélas d'abord souligner, en cette année qui a vu la disparition d'un grand cinéaste du continent, Souleymane Cissé, l'absence de l'Afrique subsaharienne, à l'exception du Village aux portes du paradis du Somalien Mo Harawe et de Shimoni de la Kényane Angela Wanjiku Wamai, terriblement isolés. Pour souligner, en contrepoint, la bonne santé des cinémas d'Europe, plus exactement d'Europe de l'Ouest.

Et même, de manière remarquable, du sud de l'Europe de l'Ouest, avec une prééminence qui ne cesse de s'affirmer de l'Espagne, d'où sont originaires la grande merveille trouble qu'est Tardes de soledad d'Albert Serra et l'impressionnant Sirāt d'Óliver Laxe, mais aussi, dans leur évidente diversité, La Chambre d'à côté de Pedro Almodóvar, Histoires de la bonne vallée de José Luis Guerín, Segundo Premio d'Isaki Lacuesta et Pol Rodríguez, On the Go de Julia de Castro et María Gisèle Royo.

Tardes de soledad, réalisé par Albert Serra. | Dulac Distribution

Tardes de soledad, réalisé par Albert Serra. | Dulac Distribution

Le Portugais Pedro Pinho a offert à Cannes un de ses moments les plus mémorables avec Le Rire et le Couteau, mais on ne saurait oublier ses compatriotes André Gil Mata, pour À la lueur de la chandelle et Laura Carreira, pour On Falling. Ce dernier film est tourné en Écosse, comme celui de la cinéaste grecque Athiná-Rachél Tsangári, Harvest; mais c'est bien en Grèce qu'a surgi la découverte Kyuka – Avant la fin de l'été, premier film de Kostis Charamountanis.

Autre marqueur de la circulation au sein du continent, le beau film portugais du Français d'origine états-unienne Eugène Green, L'Arbre de la connaissance. Quant à l'Italie, moins féconde que d'ordinaire, elle aura tout de même brillé grâce à Fuori de Mario Martone et à Pompei, Sotto le Nuvole de Gianfranco Rosi.

L'Europe du Nord s'est distinguée avec la confirmation du Norvégien Joachim Trier, grâce à Valeur sentimentale, et la découverte de son compatriote Dag Johan Haugerud et sa Trilogie d'Oslo: Rêves, Amour et Désir. Autres confirmations, les très beaux films de l'Allemand Christian Petzold, Miroirs n°3, et des Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, Jeunes mères. À quoi s'ajoute la découverte du Belge Johan Grimonprez, signataire du sidérant Soundtrack to a Coup d'Etat.

Soundtrack to a Coup d'Etat, de Johan Grimonprez. | Les Valseurs

Soundtrack to a Coup d'Etat, de Johan Grimonprez. | Les Valseurs

Il faut en revanche constater la très faible représentation de l'Europe de l'Est, à l'exception de l'Ukrainien Sergueï Loznitsa, qui a présenté une fiction historique, Deux procureurs, et un documentaire, trop rare œuvre de cinéma directement consacrée à la tragédie ô combien européenne que subit son pays, L'Invasion. Européenne aussi, n'en déplaise à l'état des traités ou les manipulations de dirigeants, la Géorgie d'où est venu l'inattendu Imago, de Déni Oumar Pitsaiev.

L'Asie bien présente, mais surtout la Chine (12 titres)

Dans les salles françaises, l'année s'est ouverte avec un chef-d'œuvre, pas assez remarqué, Les Feux sauvages de Jia Zhangke, et s'est terminée avec un autre grand film chinois, d'un nouveau venu, Huo Meng, avec la fresque Le Temps des moissons. Entre-temps sont apparus sur nos écrans les deuxième et troisième parties du grand-œuvre consacré par Wang Bing aux jeunes travailleurs migrants Jeunesse 2 (Les Tourments) et Jeunesse 3 (Retour au pays).

Désormais figure de proue d'une nouvelle génération d'auteurs chinois, Bi Gan impressionne avec le grand voyage onirique Résurrection, après qu'une autre approche du fantastique a vivement attiré l'attention grâce à Black Dog, de Guan Hu.

Black Dog, de Guan Hu. | Memento Distribution

Black Dog, de Guan Hu. | Memento Distribution

Cette année aura aussi vu, en Chine, le triomphe sans précédent d'un film d'animation qui a discrètement atteint nos écrans, Ne Zha 2, le succès d'une comédie urbaine féministe, Her Story de Shao Yihui, et le recyclage réussi des recettes du film d'action hongkongais avec The Shadow's Edge de Larry Yang, avec Jackie Chan en tête d'affiche.

Leur présence hors de leur pays participe de l'initiative massive de la République populaire de Chine pour faire exister sa présence culturelle hors de ses frontières, dans le cadre de la promotion d'une «C-Pop» inspirée de la K-pop sud-coréenne.

Du reste de l'Asie sont venues de très belles réalisations de grands artistes longtemps reconnus: le Sud-Coréen Hong Sang-soo avec deux films, La Voyageuse sublimé par Isabelle Huppert et Ce que cette nature te dit; Cloud du Japonais Kiyoshi Kurosawa et, pour la Saint-Sylvestre, Magellan du Philippin Lav Diaz.

Moyen-Orient et Maghreb: Gaza au cœur (8 titres)

Put Your Soul on Your Hand and Walk de l'Iranienne en exil Sepideh Farsi et La Voix de Hind Rajab de la Tunisienne Kaouther Ben Hania sont deux apports majeurs à ce que peut, avec ses limites, le cinéma en temps de crime de masse.

La Voix de Hind Rajab, de Kaouther Ben Hania. | Jour2Fête

La Voix de Hind Rajab, de Kaouther Ben Hania. | Jour2Fête

Tout comme d'ailleurs le lucide et radical Oui, de l'Israélien Nadav Lapid sur l'état du pays en train de commettre ce crime. Côté palestinien, même si à distance de la terreur imposée par le colonialisme sioniste, Vers un pays inconnu, de Mahdi Feifel, contribue à inscrire cette tragédie sur la carte des représentations collectives.

Autre pays de la région dans des tourmentes dont le cinéma s'est fait l'écho, l'Iran a surtout été visible avec Un simple accident de Jafar Panahi, Palme d'or à Cannes et plébiscité par d'innombrables jurys. De manière plus modeste, on aura aussi vu une belle approche de réalités iraniennes grâce à Au pays de nos frères, de Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi.

Enfin, même si clairement sous-représentés sur nos écrans, les cinémas du Maghreb sont dignement représentés par Les Enfants rouges du Tunisien Lotfi Achour et Frantz Fanon de l'Algérien Abdenour Zahzah.

Les Enfants rouges, de Lotfi Achour. | Nour Films

Les Enfants rouges, de Lotfi Achour. | Nour Films

Les Amériques en pointillé (9 titres)

S'il y a un pays du continent américain qui a vraiment brillé cette année sur les écrans, c'est le Brésil, avec deux films majeurs en phase avec l'histoire et les réalités de cette nation mais par des chemins très divers: Je suis toujours là de Walter Salles et L'Agent secret de Kleber Mendonça Filho. Il faut y ajouter la proposition exceptionnelle, au plus près des peuples autochtones y compris dans la manière de filmer, de La Chute du ciel de Gabriela Carneiro Da Cunha et Eryk Rocha.

 La Chute du ciel, de Gabriela Carneiro da Cunha et Eryk Rocha. | La 25e heure

La Chute du ciel, de Gabriela Carneiro da Cunha et Eryk Rocha. | La 25e heure

Insuffisamment remarqué, il faut aussi faire place à une étonnante réalisation colombienne, J'ai vu trois lumières noires, de Santiago Lozano Álvarez. Tandis que le maestro canadien David Cronenberg a offert une fable ironique, méditative et endeuillée avec l'audacieux Les Linceuls.

Reste, bien sûr, le cas états-unien. Il est remarquable qu'un seul film ait suscité une grande attention et d'intenses manifestations d'admiration: Une bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson. Et si le talent de metteur en scène de son auteur est indéniable, la faiblesse de sa réflexion politique prêterait à sourire si ce qu'il se passe dans le «Trumpland» n'était pas aussi dramatique.

Une bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson. | Warner Bros. France

Une bataille après l'autre, de Paul Thomas Anderson. | Warner Bros. France

Aussi interminablement complaisante soit sa mise en images et répétitives ses péripéties, la problématique d'Avatar: de feu et de cendres (sorti le 17 décembre) autour des multiples formes de métissage est plus stimulante. Autre succès nord-américain, Un parfait inconnu de James Mangold réussit une évocation nuancée de l'histoire et du phénomène Bob Dylan dans ses premières années, sans trouver à partager une vision du chanteur, de la réalisation ou de la société qu'il évoque. Des États-Unis, on préfèrera dès lors sans hésiter l'audacieux Les Damnés, de Roberto Minervini.

La France, quand même (10 titres)

Redisons combien, pour ce pays, le nombre de films mémorables est inhabituellement bas, avant de se féliciter qu'on y trouve quatre films de cinéastes encore au début de leur parcours –dont trois femmes, ainsi qu'une étrange et séduisante configuration de cosignature à trois.

À la fois léger et très incarné, romanesque et inscrit dans un contexte documentaire passionnant (les Jeux olympiques de Paris en 2024 et leurs à-côtés), Le Rendez-vous de l'été, premier film de Valentine Cadic est peut-être la plus belle découverte du cinéma français cette année. Quant à La Petite Dernière de Hafsia Herzi, il a imposé une présence intense et instable, riche de ses mystères comme de ses affirmations, qui confirme quelle cinéaste à part entière est celle qu'on avait identifiée pour ses talents d'actrice.

Le Rendez-vous de l'été, de Valentine Cadic. | New Story

Le Rendez-vous de l'été, de Valentine Cadic. | New Story

Actrice elle aussi, Romane Bohringer élabore avec Dites-lui que je l'aime un dispositif à la fois introspectif et généreux, émouvant et inventif. Tandis qu'avec Laurent dans le vent, le trio Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon réédite, dans la froidure d'une station de montagne, le très bel envol de liberté cinématographique qu'ils avaient déjà accompli dans la chaleur d'un bord de mer avec Mourir à Ibiza (Un film en trois étés).

Grand film pas assez reconnu, objet singulier et en phase avec l'œuvre au long cours de son auteur, L'Étranger de François Ozon confirme l'importance de ce cinéaste tout en offrant une réponse inédite à la possibilité d'adaptation d'un roman célèbre.

Deux films très remarquables auront cette année fait revenir deux des plus grandes figures du cinéma moderne, Jean-Luc Godard et Chris Marker. Nouvelle Vague, de Richard Linklater, trouve la juste distance, amusée mais attentive, sensible à la fulgurante radicalité de l'aventure sans la fétichiser, du tournage d'À bout de souffle, en 1959.

Nouvelle Vague, de Richard Linklater. | ARP Sélection

Nouvelle Vague, de Richard Linklater. | ARP Sélection

Et avec Le Cinquième Plan de La Jetée, Dominique Cabrera croise les vertiges infiniment féconds du court-métrage de science-fiction signé Chris Marker, avec un voyage dans le temps très personnel, qui résonne avec tout un pan de l'histoire de France.

On mentionnera pour finir trois auteurs et autrice reconnu·es, qui ont aussi proposé des films dignes d'attention: Claire Simon avec Apprendre, Robert Guédiguian avec La Pie voleuse et Dominik Moll avec Dossier 137. Documentaire, fable ou polar, trois approches des réalités françaises par des moyens cinématographiques mobilisés à bon escient.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway