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Christoph Kramer, qui a joué la finale de la Coupe du monde 2014 et ne s’en souvient pas

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Publié le 07 juillet 2026 à 20:11. / Modifié le 07 juillet 2026 à 20:26. 2 min. de lecture

La Coupe du monde en une image

Jour après jour, Le Temps revisite chacune des 22 éditions précédentes pour raconter derrière l’anecdote l’évolution du football. Découvrir la série

Il y a de drôles de destins dans l’équipe d’Allemagne, championne du monde en 2014. Comme celui du remplaçant Mario Götze, auteur du seul but de la finale contre l’Argentine, et qui n’a jamais vraiment confirmé par la suite. Ou celui d’André Schürrle, passeur décisif sur le but de Götze, qui a mis un terme à sa carrière à 29 ans seulement pour se consacrer à l’alpinisme et aux courses d’ultratrail. Mais le cas le plus étrange est sans conteste celui de Christoph Kramer, milieu de terrain du Borussia Mönchengladbach, sélectionné pour la première fois quinze jours avant la Coupe du monde, retenu par le sélectionneur Joachim Low comme remplaçant de Sami Khedira.

En finale, Khedira se blesse à l’échauffement et Christoph Kramer est bombardé titulaire. Après dix-sept minutes de jeu, il reçoit un violent coup d’épaule au visage du défenseur argentin Ezequiel Garay (qui aurait dû valoir un pénalty). Il s’écroule, se tient la tête et met du temps à se relever. Lorsqu’il revient au jeu, ses coéquipiers comprennent que quelque chose ne va pas. Il demande au capitaine Philipp Lahm de lui donner le brassard, félicite Thomas Müller – qu’il appelle «Gerd» – pour la victoire en Coupe du monde 1974, propose au gardien Manuel Neuer d’échanger leurs places, et va trouver l’arbitre: «C’est bien la finale, pas vrai?» – «Oui, répond l’Italien Nicola Rizzoli, un peu surpris.» – «Merci, c’était important de le savoir!»

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