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La première ministre Christine Fréchette a commencé lundi matin sa mission à Washington par une rencontre avec l’ambassadeur du Canada, Mark Wiseman, dans le cadre des négociations à venir pour la révision de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) à compter du 1 juillet.
Sa première mission officielle à l’étranger dans ses nouvelles fonctions a lieu à peine deux semaines après son élection à la tête de la Coalition avenir Québec (CAQ), au terme de la course à la succession de François Legault.
«C’était important pour moi de venir aux États-Unis rapidement», a-t-elle indiqué en mêlée de presse en début de journée.
«On le sait, l’importance qu’occupent les États-Unis pour nous au Québec, donc c’est important de venir à leur rencontre rapidement à l’aube des discussions pour réviser l’accord», a-t-elle ajouté.
Mme Fréchette a tenu à venir dans la capitale américaine, malgré une fusillade survenue samedi dans cette ville à l’occasion du dîner des correspondants de la Maison-Blanche.
Il faut dire que le temps presse pour la nouvelle première ministre.
Les entreprises québécoises sont durement frappées par les droits de douane imposés par l’administration Trump, les élections générales ont lieu en octobre et son parti est largement déclassé sondage après sondage.
Mme Fréchette aura l’occasion de se faire connaître à Washington, de faire entendre la voix du Québec et de tenter de tisser des alliances dont son gouvernement aurait bien besoin dans la guerre commerciale en cours avec les États-Unis.
L’entretien avec l’ambassadeur canadien pourrait être un premier défi pour elle.
Avant sa nomination, M. Wiseman avait à de nombreuses reprises dénoncé le système de gestion de l’offre. Ce système protège l’industrie laitière au Québec, mais il est menacé lors de chaque négociation d’un accord commercial avec les États-Unis, qui réclament son abolition.
Par ailleurs, Mme Fréchette doit participer plus tard en journée à une table ronde des associations d’affaires américaines et canado-américaines, et rencontrer des interlocuteurs au Congrès dont le nom n’a pas été divulgué.
Les États-Unis sont le principal partenaire commercial du Québec, mais, depuis mars 2025, les droits de douane américains ont durement frappé plusieurs secteurs industriels canadiens, malgré les protestations d’Ottawa et du gouvernement caquiste.
En 2024, près des trois quarts des exportations du Québec (73,5 %) étaient destinées au marché américain, pour une valeur de 91,2 milliards $.
Il s’agissait essentiellement d’aéronefs, d’aluminium, de moteurs d’aéronefs et de produits miniers tels que l’or, l’argent, de métaux du groupe du platine, et leurs alliages.


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