«Bichette»; «Ma petite fée»; «Pancrilla». Ce sont les surnoms affectueux que t’a donnés, mon cher pancréas, le grand écrivain hongrois Péter Esterházy qui est mort d’un cancer de toi. Il le fait dans une autofiction parue l’an dernier, intitulée «Journal intime d’un pancréas». Il y raconte sa maladie, son déclin erratique et la transmutation de son agonie en livre pétri d’ironie tendre. Bichette. Bichette!!!
Mon cher pancréas. Paix à l’âme d’Esterházy. Mais il faut tenir une sacrée couche (ou être un vrai écrivain, puisque écrire, c’est tenir la mort en respect) pour t’appeler «Bichette». Si je devais te surnommer, mon cher pancréas, je t’appellerais «agent de l’ombre», «lobbyiste louche», «machiavel de mon abdomen», «complotiste de mon bide». Je sais que je ne devrais pas. Les cancers du pancréas ne sont-ils pas en hausse? N’ont-ils pas fauché environ 1500 personnes en Suisse entre 2018 et 2022?


1 month_ago
88




















.jpg)






French (CA)