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Par Charlotte Peytour
Publié le 07/10/2026 à 15h05, mis à jour le 07/10/2026 à 17h15

FIGAROVOX/TRIBUNE - Dans le sillage de l’affaire Thélyson Orélien, le danger de l’IA serait moins de mal écrire que de standardiser la création au détriment de l’audace, avance la professeure de philosophie.
Charlotte Peytour est professeur de philosophie et fondatrice de la newsletter lophi, dédiée à la philosophie de l’IA.
Nous craignions tous que l’IA génère du médiocre, de la soupe, de la «bouillie» sloppesque. Persuadés de notre supériorité créative, nous n’aurions rien à craindre d’une machine, qui ne sait pas penser, ne sait que copier médiocrement les œuvres humaines, et ne peut pas faire preuve d’originalité. Il n’en est rien. Preuve en est avec le dernier scandale concernant Thélyson Orélien, écrivain accusé d’avoir utilisé l’IA pour écrire son dernier roman. L’intelligence artificielle générative aurait réussi à berner la grande majorité des critiques littéraires et lecteurs. Ceux-ci ont apprécié la lecture de son roman, C’était ça ou mourir, l’ayant trouvé d’une forte puissance émotionnelle, d’une grande humanité et d’un rythme soutenu, même s’il a vraisemblablement été généré en partie par l’intelligence artificielle.
Le danger de l’IA n’est donc pas de produire du moins bon. C’est…


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