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CHRONIQUE - Paul Audi écrit un livre qui prolonge une méditation d’Alain Finkielkraut sur la honte - celle d’être juif quand Netanyahou fait la politique d’Israël. Conjurer la tentation de l’époque pour le blâme collectif et la culpabilisation à tout va n’est pas tâche facile. Les procureurs sont partout. Les insultes aussi. Tâchons de faire mieux.
Partie prenante. Le titre du livre de Paul Audi se tient, énigmatique, devant l’œil du lecteur. Que veulent dire ces deux mots ? Il leur manque un gérondif. Partie prenante de quoi ? Réponse de l’auteur : d’un événement, d’une histoire, d’une identité. Prenons quelques exemples. La venue du pape nous rappelle combien la France est « partie prenante » de la chrétienté. Même les antipapistes, païens, athées ou écorcheurs de pèlerins à la cervelle étroite ne peuvent nier cette appartenance profonde à l’ordre symbolique chrétien, et de surcroît catholique. Autre exemple moins facile : 1940. La France est « partie prenante » de la capitulation et des compromissions déshonorantes qui ont suivi. Mais l’histoire a un double fond. Le récent film sur de Gaulle montre que le grand public est bien conscient qu’au même moment une autre intrigue se nouait, et il se sait partie prenante du refus de ce renoncement.
Enfin, exemple récent proposé par Paul Audi, nous sommes partie…


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