Rendu célèbre dès ses 19 ans pour Capri, c'est fini, un tube créé en dix minutes, l'octogénaire aux 60 ans de carrière repart sur scène sur trois continents.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:48 | mis à jour aujourd'hui à 12:54 - Temps de lecture :

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Populaire jusqu'en Amérique latine où il est surnommé le « diablito de Paris » (le petit diable de Paris), le chanteur français Hervé Vilard, 80 ans, s'apprête à entamer une nouvelle tournée en France en Belgique et en Amérique latine, pour fêter ses 60 ans de carrière. A l'affiche de la salle Pleyel à Paris le 25 octobre, il vient d'enregistrer trois chansons inédites, dans la perspective d'un nouvel album.

« Pourquoi arrêter ? Pour l'instant, je suis en pleine forme. Je chante pour donner du plaisir aux gens, sinon je m'ennuie... », confiele chanteur qui s'est imposé à contre-courant des yéyés dans les années 1960 avec des mélodies romantiques et des chansons à texte.

Son plus grand tube composé en dix minutes...

Parmi elles, une dizaine de tubes restés dans les mémoires de plusieurs générations: Capri, c'est fini, composée par dépit en dix minutes et inspirée par une publicité dans le métro, mais aussi Méditerranéenne, ou Nous.

Il se produira en mars et avril au Chili, en Uruguay, au Paraguay, en Colombie et au Pérou. Il avait connu le succès dans les années 1970 en Amérique latine.

Ancien enfant de l'Assistance publique, élevé en famille d'accueil, Hervé Vilard, né René Villard, doit son salut à son tuteur à l'adolescence, le compagnon de la Libération et marchand d'art Daniel Cordier qui l'a initié aux arts et l'a accompagné dans son rêve de devenir chanteur.

Repéré par la maison de disques Philips, il gagne sa vie comme disquaire aux Champs-Elysées et disc-jockey au Bus Palladium, signe un premier contrat, mais le succès n'arrivera qu'en 1965 avec Capri, c'est fini. Il vient d'avoir 19 ans.

« Je sors mes entrailles »

Avec plus de trois millions d'exemplaires vendus au total dans le monde, la chanson sur une rupture amoureuse se classe alors à la deuxième place des ventes en France. Début 2000, Hervé Vilard s'éloigne un temps de la variété en mettant en musiques des textes de Brecht, Aragon, Ionesco, Genet et Marguerite Duras.

« Quand je suis sur scène, je sors mes entrailles », confie-t-il encore. »Je n’ai jamais eu le trac de ma vie. Le trac, c’est fait pour les gens qui ont peur. Moi, je n'ai pas peur. Je ne pense qu'au plaisir que je vais donner. Mes chansons ne m'appartiennent plus: elles appartiennent au public".

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