Tous sur le pont de L’Odyssée. Dans son théâtre où tout écume, où tout pulse, où tout ravit. Jeune enseignante de grec et de latin au Collège Rousseau à Genève, Emilie Neukomm a été transportée par le cinéaste britannico-américain Christopher Nolan et sa vision de L’Odyssée qui, depuis sa sortie, le 15 juillet, donne le goût d’Homère à des dizaines de millions de spectateurs dans le monde. En Suisse, ils sont plus de 440 000 – selon les chiffres de vendredi fournis par ProCinema – dont 120 000 en Suisse romande, à chercher Ithaque avec Ulysse «l’Inventif», après le carnage de la guerre de Troie.
Un raz-de-marée, comme celui que déchaînent ces monstres marins de Charybde et de Scylla dans le récit d’Homère. Mais cette vague-là, on l’applaudit. Le film caracole en tête du box-office, menacé, il est vrai, par ce freluquet de Spider-Man qui retrouve les pattes de sa jeunesse grâce au cinéaste Destin Daniel Cretton – Spider-Man – Brand New Day a déjà attiré en Suisse 308 000 aficionados depuis le 28 juillet. La bonne nouvelle, c’est que L’Odyssée reverdit aussi en librairie, comme un formidable roman de plage au fond. Selon l’institut spécialisé Nielsen IQ, les ventes ont augmenté, en juillet, de 1400% en Grande-Bretagne. A Genève, Christophe Jacquier, gérant de la librairie Payot Rive gauche, confirme cet engouement.


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