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Les gens affluent pour photographier cette villa peinte en vert, qui a tenu bon face aux inondations qui ont frappé le Népal mercredi 26 août, faisant plus de 1.200 victimes. Jeudi 3 septembre, près de 5.000 personnes sont toujours portées disparues. Les opérations de sauvetage ont déjà permis de secourir plus de 11.000 personnes.
La grande bâtisse a permis à la famille Pyakurel de rester en sécurité alors que tout autour d'elle était ravagé par les eaux déchaînées. Depuis, la villa a été rebaptisée «maison miracle» par les locaux. Certains viennent la contempler, d'autres dégainent leur téléphone pour prendre des selfies. De «maison miracle» à «maison virale», il n'y a qu'un pas.
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Le torrent d'eau, de boue et de débris qui a tout détruit sur son passage a créé une sorte de tourbillon autour de la maison, à Dhunge Bazaar. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre la famille Pyakurel observer, impuissante, depuis son balcon du troisième étage les flots s'abattre contre les murs de la demeure. Pendant plusieurs minutes, la famille assiste à la scène sans savoir si la maison tiendra. Puis, contre toute attente, elle résiste.
🏠🇳🇵 The most viral house from the Nepal floods!
It faced the raging floodwaters, debris and unimaginable destruction—but somehow stood firm while everything around it was swept away. 🌊
The strength of the house, the cement, and the engineering is nothing short of a miracle!… pic.twitter.com/bzEujCfwYq
Chhatra Bahadur Pyakurel, 67 ans, venait de déposer son petit-fils à l'arrêt de bus scolaire et rentrait chez lui lorsque les inondations –provoquées par l'effondrement d'un glacier dans la région himalayenne, à la frontière entre le Népal et le Tibet– ont atteint leur domicile.
«Au début, nous ne savions pas ce qui allait se passer ni si nous allions survivre, se souvient Chhatra Bahadur Pyakurel. Mais au bout d'un certain temps, nous avons compris qu'il n'y avait plus rien que nous puissions faire. Nos vies étaient entre les mains de Dieu tout-puissant: soit il nous sauverait, soit il nous laisserait nous noyer.»
Attraction résistante aux inondations
Au milieu des débris et de la boue, la maison se dresse, désormais isolée. Les habitations voisines ont été détruites. Une semaine après la catastrophe, la route rouverte permet aux curieux d'atteindre la bâtisse. Ils gravissent la crête pour la contempler, téléphone à la main. Sur Google Maps, on la retrouve désormais référencée comme attraction «résistante aux inondations».
Mardi 2 septembre, alors que la rivière se calmait, ses propriétaires ont enfin pu réaliser un état des lieux: les piliers des deux premiers étages sont toujours debout, tout comme la machine à laver (et sa pile de linge sale) qui se trouve sur le balcon. Le toit, lui, est parfaitement intact.
Cette maison est devenue l'une des rares habitations à avoir résisté au passage meurtrier des crues. Pour le patriarche de la famille, ce sont les piliers ancrés dans la roche grâce à de profonds forages qui ont permis de sauver la bâtisse verte. Le rez-de-chaussée a été construit en 1995, à l'époque où il tenait une épicerie. À mesure que son commerce grandissait, des étages ont été ajoutés.
Les théories se multiplient pour tenter de comprendre pourquoi cette maison a tenu, contrairement aux autres. Certains avancent qu'une crête située sur le passage des crues aurait protégé la villa, tandis que d'autres parlent d'un cadeau de Dieu.
Chhatra Bahadur Pyakurel est surtout soulagé: lui et sa famille sont sains et saufs. L'école de son petit-fils, située sur un coteau, a également été épargnée. Toute la famille s'est retrouvée le lendemain de la catastrophe. Depuis, leur demeure est devenue un symbole de résilience –ou une nouvelle trend sur les réseaux sociaux, c'est selon.





























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