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Cet ancien patron de bar à strip-tease en Loire-Atlantique condamné pour abus de biens sociaux

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L’enquête a été lancée suite à la plainte d’un client qui, après une nuit d’ivresse dans un bar à strip-tease de Saint-Nazaire, s’est aperçu que la soirée lui avait coûté 6 500 €.

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bar nuit

L’ancien gérant d’un établissement de nuit de Saint-Nazaire, aujourd’hui fermé, a été condamné mardi 16 décembre 2025 par le tribunal de Saint-Nazaire ©Photo d’illustration Putu – stock.adobe.com

Par Rédaction Guérande Publié le 21 déc. 2025 à 17h00

Un ex-couple était attendu le mardi 16 décembre 2025 au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour répondre de faits d’escroquerie et de banqueroute remontant à 2014 et 2015. Seul, l’homme, aujourd’hui salarié et âgé de 57 ans, s’est présenté. Le couple avait créé une SARL, à savoir un bar de nuit à Saint-Nazaire, où se tenaient des shows de strip-teaseuses. Le mis en cause ayant une interdiction de gérer, elle était au nom de l’épouse. Plusieurs victimes se sont manifestées, mais seul un ancien client était présent à la barre.

Dommage pour lui, sa demande n’a pas été retenue.

De multiples retraits en espèces

Il n’a plus guère de souvenirs de cette nuit de novembre 2014 passée au Paradise, où « il avait bien bu », mais où plusieurs prélèvements se sont succédé, minute après minute, sur sa carte bancaire, jusqu’à atteindre 6 500 €.

Il a porté plainte et l’enquête a mis en exergue de multiples irrégularités dans l’établissement : retraits d’espèces avec la carte de paiement de l’établissement…

Lors de l’instruction, la présidente a parlé de 235 retraits, soit près de 70 000 € en deux ans.

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Le prévenu les a justifiés : « Les danseuses voulaient être payées en espèces. »

Le montant total des abus sociaux pourrait s’élever à près du double.

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« Je lui faisais confiance »

Une de ses ex-compagnes a porté plainte : « Je suis interdit bancaire par sa faute. »

Il aurait encaissé dix ans après leur émission des chèques remis par la plaignante.

Là aussi, il s’est justifié :

« Je les ai déposés pour me rembourser d’une dette. J’ai pu les remplir, mais ce n’est pas moi qui les ai signés. »

La présidente projette les photocopies sur l’écran et fait remarquer que « l’écriture est bien similaire à la sienne », points de détails à l’appui. Elle relève également « une comptabilité inexistante ».

À l’époque, pour tout le monde, Monsieur était le patron. Ce qu’il a admis lors de l’audience.

En audition, sa coaccusée, gérante de droit, avait reconnu, qu’il était « le gérant de fait en qui elle avait toute confiance ».

« Une vie tourmentée »

S’essuyant les yeux, le quinquagénaire, soutenu par Me Franck Boezec, a du mal à poursuivre son récit. Il souligne : « J’étais dans le milieu de la nuit et j’avais une vie tourmentée. »

Vivant actuellement dans le Pays de Retz, il avait jusque-là onze mentions à son casier judiciaire.

Mais, il a changé et l’a expliqué :

« J’ai désormais une vie rangée d’homme marié et de salarié. »

Et c’est le point sur lequel Me Boezec a demandé au tribunal de s’attarder : « Depuis les faits et devant cet audiencement tardif, il faut évaluer l’évolution de cet homme ! »

Le parquet a requis douze mois de prison, une amende de 20 000 € et une interdiction définitive de gérer. Une demande « bien excessive », a estimé l’avocat de la défense.

Prison avec sursis pour la cogérante

Le tribunal a prononcé la relaxe pour l’escroquerie à la carte bancaire « au bénéfice du doute ».

Pour le reste, il a reconnu le quinquagénaire coupable et l’a condamné à une peine aménageable de douze mois de prison et ramenant l’amende à 15 000 €. Son interdiction de toute gestion est définitive.

En son absence, la cogérante est condamnée à six mois de prison avec sursis et à une amende de 2 000 €. Son interdiction de gérer une entreprise est de cinq ans.

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