NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Avant le discours de Jean-Luc Mélenchon, des sympathisants LFI ont pris pour cible le candidat communiste à la présidentielle.

SAMUEL BOIVIN / NurPhoto via AFP
Des sympathisants de Jean-Luc Mélenchon portant un maillot tricolore à son effige (illustration)
EN BREF • Lors de la Fête de l’Humanité, des sympathisants LFI ont scandé des slogans hostiles à Fabien Roussel.
• Des figures politiques, comme Raquel Garrido et Michaël Delafosse, ont critiqué ce sectarisme, soulignant le besoin d’unité.
• Ces divisions illustrent les défis de la gauche face à l’approche de la présidentielle.
Le chef de file du Parti communiste pris pour cible à la Fête de l’Humanité ? C’est possible. Du moins, au sein de l’assistance insoumise venue écouter Jean-Luc Mélenchon. Ce samedi 12 septembre, le quadruple candidat à l’élection présidentielle tenait sur place un discours de campagne, particulièrement suivi dans ce lieu de rassemblement historique des gauches.
L’occasion pour le tribun de discourir sur l’économie et la dette, et pour certains de ses soutiens, de vilipender Fabien Roussel, dont la nouvelle candidature agace au sein de LFI.
Comme le montrent des images tournées par l’agence CLPRESS, plusieurs sympathisants insoumis ont scandé un slogan hostile au secrétaire national du PCF : « Non, Roussel n’est pas un camarade. » Une séquence qui a suscité de vives réactions d’indignation à gauche. « Faire campagne, c’est vouloir rassembler. C’est le contraire du sectarisme et de la délimitation permanente. Le mélenchonisme est un entre-soi autosatisfait, clairement pas un outil de prise du pouvoir », a déploré l’ex-insoumise Raquel Garrido sur son compte X.
Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, a quant à lui tenu à apporter son soutien au dirigeant communiste : « Prôner la fraternité universelle et s’enfermer dans le sectarisme et la haine contre un homme de gauche (l’an passé François Ruffin, cette année Fabien Roussel), en dit long. L’absence de condamnation, les rires goguenards… autant de signes qui ne contribueront pas à améliorer la vie des gens, mais à se complaire dans les certitudes d’un entre-soi qui conduit le peuple de gauche dans une impasse. »
« Comment certains camarades, qui souhaitent l’union à gauche, peuvent-ils continuer à s’autopersuader qu’un chemin est possible avec LFI, tout en acceptant systématiquement un tel manque de considération et des attaques organisées contre leur formation politique ? LFI n’est pas de gauche », a renchéri le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, rappelant que le candidat PCF n’est pas le seul à avoir été ciblé ce samedi.
Également sur place pour couvrir l’événement, l’influenceuse politique et essayiste Farah RK a partagé une vidéo montrant un attroupement devant le stand du Parti socialiste. « Et tout le monde déteste le PS ! », scandaient cette fois les militants. Quelques heures plus tôt, c’était le stand de « Debout », le mouvement du député de la Somme François Ruffin, qui avait essuyé quelques hostilités. Rien de comparable, toutefois, avec ce qu’il avait subi au lendemain de sa rupture avec le mouvement insoumis, lors de l’édition 2024 de la Fête de l’Humanité.
Ces tensions, même mineures, illustrent les turpitudes qui agitent la gauche à l’approche de la présidentielle. D’un côté, un camp revendiquant l’hégémonie et exigeant l’unité derrière son leader (La France insoumise) ; de l’autre, des forces qui tentent d’offrir une alternative, jugeant l’offre insoumise trop clivante pour l’emporter en cas de duel face à l’extrême droite au second tour. Des fractures qui, sauf surprise, devraient s’exacerber à mesure que l’échéance du premier tour approchera.


23 hour_ago
9



























.jpg)






French (CA)