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Par Alain Barluet, envoyé spécial à Taroussa
Le 7 février 2026 à 14h00

RÉCIT - Sous l’URSS, beaucoup d’artistes critiques du régime et de dissidents s’étaient réfugiés dans cette petite ville, au sud-ouest de Moscou. On y trouve encore des intellectuels opposés à la Vladimir Poutine mais ils se taisent, se cachent, ou partent à l’étranger.
Passer la publicitéIl y a la rivière Oka, imprimant sa lenteur apaisante sur d’amples paysages qui fascinèrent les peintres russes comme Vassili Polenov (1844-1927) ou Nikolaï Krymov (1884-1958). Sur une rive plantée de saules centenaires s’étire une petite ville paisible de dix mille habitants, située à cent vingt kilomètres au sud-ouest de Moscou, et qui semble comme surgie d’un conte populaire. Des maisons traditionnelles en rondins avec des fenêtres aux cadres sculptés et des toits décorés, des rues tranquilles, une cathédrale à bulbes : L’histoire de Taroussa, que l’on appelait naguère la « Barbizon russe », remonte au XIIIe siècle. Redessinée par Catherine II, au XVIIIe siècle, elle est actuellement l’un des sites touristiques les plus visités de la région (oblast’) de Kalouga.
La petite cité est surtout connue pour avoir accueilli, au siècle dernier, d’innombrables artistes, poètes, écrivains, souvent en rupture de ban avec le pouvoir, opposants, « ennemis du peuple », anciens prisonniers…


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