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Politique 10/05/2026 11:46 Actualisé le 10/05/2026 13:02
Selon un sondage Ipsos-BVA pour « La Tribune Dimanche », 70 % des Français estiment que la candidature du leader LFI pourrait être un handicap pour la gauche.
EN BREF • 70 % des Français voient la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme « un handicap » pour la gauche, selon un sondage Ipsos-BVA.
• Son « agressivité » et ses « propos polémiques » sont les principaux reproches, mais son expérience est reconnue.
• Jean-Luc Mélenchon appelle à ne pas tomber dans le « suicide anti-LFI » malgré les divisions internes.
Pour se qualifier au second tour et remporter l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon sait qu’il doit rassembler. Une tâche considérable au vu de certaines polémiques de ces derniers mois, et de son image dégradée dans une partie de l’électorat.
Selon un sondage Ipsos-BVA* pour La Tribune dimanche publié ce 10 mai, 70 % des Français estiment que la candidature du fondateur de La France insoumise représente un « handicap pour faire gagner la gauche ». Ils sont 55 % à le penser chez les sympathisants de gauche.
Ce qui est surtout reproché à Jean-Luc Mélenchon, c’est son « agressivité » (pour 64 % des personnes interrogées) et ses « propos qui créent la polémique » (60 %). On se souvient notamment que dans un discours pendant la campagne des municipales, il avait ironisé sur la prononciation des noms à consonance juive comme celui de Raphaël Glucksmann et de Jeffrey Epstein.
L’âge du candidat LFI n’est en revanche pas un problème pour les Français, puisque seuls 19 % estiment que ses 74 ans peuvent être un handicap.
Tout n’est pas pour déplaire à Jean-Luc Mélenchon dans ce sondage : 41 % des personnes interrogées considèrent que son expérience peut être un atout. C’est sa quatrième candidature à l’élection présidentielle, et il a une longue carrière politique derrière lui.
Ce qu’il ne manque pas de rappeler dans ses différentes prises de parole. « Nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Ça ne s’improvise pas », avait-il déclaré sur le plateau du 20h de TF1 lors de l’officialisation de sa candidature. La France a-t-elle besoin d’un homme d’expérience ? « Oui, c’est comme ça qu’on a conclu », admet-il. Autre qualité mise en avant par les Français : ses qualités d’orateur. Ils sont 45 % à le penser.
Gare au « suicide anti-LFI »
Conscient qu’il aura besoin des voix de la gauche s’il veut l’emporter, Jean-Luc Mélenchon affirme, toujours auprès de La Tribune dimanche, que le lien ne doit pas être définitivement coupé avec les forces de l’ex-NFP. Il les appelle d’ailleurs à ne pas tomber dans le « suicide anti-LFI ». « Chez les écologistes, certains disent déjà que, si la primaire ne fonctionne pas, ils seraient prêts à négocier un “accord honorable” avec les uns ou les autres. Nous sommes prêts à nouer cet accord », exprime-t-il.
Quant aux communistes, dont le congrès prévu en juillet « éclaircira les choses », Jean-Luc Mélenchon l’assure : « aucun texte présenté ne dit explicitement qu’il faut un accord avec LFI, mais on y parle d’un “pôle de la radicalité” ». Il est toutefois trop tôt pour savoir si de futures alliances pourront être créées, notamment aux législatives, qui avaient vu naître la Nupes puis le NFP. « Il faut respecter les discussions internes et attendre que les situations se décantent », dit le candidat LFI. Qui ajoute : « Ce n’est pas moi qui suis fâché avec eux, ce sont eux qui sont anti-mélenchonistes du matin au soir ». La campagne ne fait que commencer.
*Sondage réalisé les 5 et 6 mai auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).


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