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France 28/02/2026 10:51 Actualisé le 28/02/2026 12:14
Le record battu vendredi dans la capitale alsacienne s’inscrit dans une série de jours hors norme en termes de douceur en France.

CHRISTOPHE DELATTRE / AFP
Les 21,2 degrés ont été atteints à Strasbourg ce vendredi 27 février, une valeur inédite depuis 1923. (Photo d’illustration prise à Paris)
On oublierait presque que le mois de février n’est pas terminé. Paris avait connu le mercredi 25 février le plus doux jamais mesuré dans la capitale, la barre des 20 degrés ayant été aisément franchie. Deux jours plus tard, c’est Strasbourg qui a pulvérisé son record, avec 21,2 degrés au thermomètre ce vendredi 27 février, soit une valeur inédite depuis 1923.
« De la Bourgogne-Franche-Comté à l’Alsace, de nombreux secteurs ont connu leur premier 20 °C de l’année de façon très précoce », écrit Météo France dans une publication sur X. Le prévisionniste national insiste sur le fait que ces températures sont « dignes de mai » alors que l’hiver météo touche seulement à sa fin.
Comme Strasbourg, 38 autres villes françaises ont battu des records mensuels de douceur et trois ont égalé les leurs sur la journée de vendredi, en particulier dans l’Est et le Sud. Comme vous pouvez le voir sur les cartes ci-dessous, il a notamment fait 24,8 °C à Savigneux, près de Saint-Étienne (précédent record à 23,2 degrés en 1990) et 21,8 degrés à Mulhouse (précédent record à 21,7 °C degrés en 1990).
Ces températures exceptionnelles pour la saison s’inscrivent dans une série de jours trop doux, qui s’épargne aucune région. À Orthez par exemple, dans le Sud-Ouest, le mercure a atteint mardi 28,3 °C, la température la plus élevée jamais enregistrée en février depuis 1994. Pour mettre en perspective cette valeur, le seuil de chaleur de 25 degrés est « atteint généralement autour de la deuxième décade d’avril dans le Sud-Ouest, vers fin avril sur le reste du pays et même plus tard proche des côtes de la Manche », rappelle Météo France. Un signe incontestable de l’accélération du changement climatique.
Des valeurs « jamais vues »
Les 24 et 25 février, « près d’un tiers du réseau d’observation de Météo-France a mesuré des valeurs jamais vues à cette période de l’année », a en outre indiqué l’agence météorologique sur son site le 27 février. Et Météo France a précisé que sur ces deux jours, l’indicateur thermique national, marqueur de la moyenne quotidienne de la température de l’air, a été « 5 à 6 degrés au-dessus des normales ».
« 149 records de chaleur ont été battus en France, y compris dans des stations installées au XIXᵉ siècle », rapportait, pour sa part, l’agro-climatologue Serge Zaka, sur son compte X, mercredi. Avec plus de « 30 °C au pied des Pyrénées, plus de 25 °C sur la moitié nord », le scientifique s’inquiétait des répercussions pour les cultures. La chaleur de février entraîne effectivement un développement végétal « fulgurant », rendant nos plantes très vulnérables aux gels de mars et avril.
Les modèles météo prévoient encore de la douceur pour les dix prochains jours dans l’Hexagone, ce qui va ne pas arranger la situation pour les végétaux qui se pensent déjà au printemps.


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