Invité de "La Grande Interview" avec Pierre de Vilno, le ministre des Transports Philippe Tabarot est revenu sur les incendies qui frappent notamment la forêt de Fontainebleau. Alors que des habitants et des agriculteurs se sont mobilisés aux côtés des pompiers, il défend l’image d’une France engagée : "Ce n’est pas la France qui est démunie, c’est la France qui est solidaire".
Invité de La Grande InterviewEurope 1-CNews avec Pierre de Vilno, le ministre des Transports Philippe Tabarot est revenu sur les incendies qui touchent actuellement plusieurs régions, notamment celui de la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne. Alors que des centaines de pompiers sont mobilisés et que des habitants et agriculteurs participent également à la lutte contre les flammes, le ministre a tenu à défendre l’image d’une France mobilisée.
Interrogé par Pierre de Vilno sur ces agriculteurs qui ont pris leurs propres moyens pour tenter d’aider les secours, parfois sans équipements de protection adaptés, le ministre a refusé de parler d’une France démunie.
"Ces images, ce n'est pas la France qui est démunie, c'est la France qui est solidaire. C'est la France qui est solidaire, on ne peut pas dire qu'elle est démunie quand il y a quatre Canadair qui sont en train de lutter contre le feu, et vous l'avez dit, près d'un millier de pompiers", a répondu Philippe Tabarot.
Pour lui, l’engagement des citoyens aux côtés des secours illustre avant tout un élan collectif : "C'est la France solidaire de tous ceux qui veulent participer". Pierre de Vilno a également interrogé le ministre sur les moyens disponibles face à des incendies de plus en plus intenses. La question des Canadair, dont certains appareils approchent les 30 ans, a notamment été évoquée.
La flotte française compte actuellement 12 Canadair, avec une ambition de montée en puissance dans les prochaines années. Des investissements sont également prévus dans d’autres moyens aériens de lutte contre les incendies.
"On ne lutte pas à armes égales" face aux incendies volontaires
Philippe Tabarot estime que la France dispose de moyens importants, tout en rappelant que certains incendies restent extrêmement difficiles à maîtriser, même avec des dispositifs importants. "Vous savez, quand vous voyez les autres pays européens et même dans le monde entier, il y a des incendies qui sont très difficiles à fixer, quels que soient les moyens qu'on puisse y mettre", a-t-il expliqué.
Selon lui, la multiplication des épisodes de fortes chaleurs accentue les difficultés rencontrées par les secours, mais le problème ne réside pas uniquement dans les conditions météorologiques. Le ministre a également évoqué la piste criminelle dans certains départs de feu : "Et puis, quand vous avez dix départs de feu, et malheureusement, c'est ce que nous a appris mon collègue Laurent Nunez hier, de manière volontaire, à moins d'un kilomètre de distance, on voit là qu'on ne lutte pas à armes égales et que ces pyromanes sont particulièrement dangereux et ont des comportements qui ont des conséquences énormes pour notre pays".
Pour le ministre, les moyens matériels, l’engagement des pompiers et la mobilisation citoyenne sont essentiels, mais ils restent confrontés à des comportements qui aggravent considérablement la situation. "Les moyens sont là, la motivation et le courage des hommes, mais c'est vrai que certaines personnes, de manière accidentelle, mais bien souvent de manière volontaire, provoquent ces situations qui sont terribles pour l'environnement en général et pour les concitoyens qui sont directement impactés", a-t-il conclu.


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