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Une étude internationale dirigée par l’Université du Cap révèle la découverte de fossiles microscopiques dans une roche vieille de 444 millions d’années. Ils ont prospéré dans des fonds marins après une extinction massive et une période de glaciation majeure.
« Eau. Terre. Feu. Air. Il y a longtemps, les quatre éléments vivaient en harmonie. Puis, tout a changé lors de l’Ordovicien, une période marquée par une glaciation majeure et une extinction massive. Seuls les minuscules ‘titans fossiles’ des fonds marins pouvaient les arrêter. » Vous aurez peut-être remarqué ici un petit remaniement du générique d’ouverture d’Avatar, le dernier maître de l’air.
Si la citation prête à sourire, elle n’est pourtant pas si loin de la réalité. Il y a, en effet, des traces fossiles d’un écosystème microscopique dans les fonds marins qui aurait aidé à la renaissance de la vie marine après une période de glaciation, l’Ordovicien, et d’une extinction très importante.
C’est ce que vient de découvrir une équipe de chercheurs internationaux d’Afrique du Sud, du Canada, de France et du Royaume-Uni, dirigée par l’Université du Cap, dans une étude parue dans la revue Nature Ecology & Evolution. Son communiqué de presse vient seulement d’être diffusé, le 14 janvier 2026, même si l’étude en elle-même a été publiée à la fin du mois de décembre 2025.
De tout petits fossiles
Ces fossiles microscopiques ont été détectés grâce à de la micro-tomographie à rayons X (soit un scanner pour les petits échantillons), une technique d’imagerie qui a permis de voir en 3 dimensions l’intérieur d’une roche vieille de 444 millions d’années. Cette roche provenait des montagnes du Cederberg, une réserve naturelle en Afrique du Sud abritant des pierres âgées de plusieurs millions d’années.

« Il s’agit d’une découverte inattendue car les roches de Cederberg se sont formées sur un fond marin que l’on pensait par intermittence dépourvu d’oxygène et toxique pour la vie », a déclaré Claire Browning, autrice principale de l’étude, citée dans le communiqué.

« Nous ne nous attendions pas à trouver des fossiles d’animaux ayant vécu sur les fonds marins hostiles, surtout datant d’une période ayant immédiatement suivi une extinction massive où 85 % des espèces marines ont disparu », continue-t-elle. « Chose remarquable, ces minuscules créatures ont non seulement survécu à ces conditions extrêmes, mais ont même prospéré. »
Elles formaient un réseau trophique, soit un ensemble de chaînes alimentaires, comme ceux présents aujourd’hui dans les fonds des océans. Le phytoplancton dans les eaux de surface ensoleillées formait de la matière organique qui tombait dans les fonds marins, alimentant ainsi cet écosystème minuscule et invisible.

Cette étude permet de faire avancer la recherche sur la manière dont les écosystèmes réagissent aux événements climatiques majeurs. Elle permet aussi de comparer la situation ancienne avec les défis climatiques actuels.
Ainsi, l’Université du Cap « établit un lien entre le passé lointain de la Terre et son avenir environnemental », conclut le communiqué. « Les enseignements tirés de ce projet pourraient également éclairer les modèles et les stratégies de lutte contre le changement climatique actuel d’origine humaine. »
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