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Ce guide de la mairie de Paris pour prévenir les violences sexuelles à l’école est à mettre entre les mains de toutes les familles

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Life 18/03/2026 12:25

Édité par la mairie de Paris pour orienter les parents d’enfants victimes de violences sexuelles en milieu périscolaire, ce guide regorge de conseils indispensables à toutes les familles.

Par Charlotte Arce avec AFP

Ce guide d’une vingtaine de pages aide les familles qui seraient confrontées à des violences sexuelles en milieu périscolaire, et même au-delà.

Pexels / Andrea Piacquadio

Ce guide d’une vingtaine de pages aide les familles qui seraient confrontées à des violences sexuelles en milieu périscolaire, et même au-delà.

Rappeler à son enfant que son corps lui appartient, détecter les signaux d’alerte, savoir quoi lui dire pour le réconforter et qui contacter en cas de doute ou de révélation : voici les informations que contient un guide mis en ligne mardi 17 mars par la mairie de Paris.

À l’heure où les révélations de violences sexuelles se multiplient dans le secteur du périscolaire, il vise à épauler les parents dans leurs démarches. « Apprendre que son enfant a subi, ou aurait pu subir, des violences sexuelles est un choc profond » et « beaucoup de parents décrivent un sentiment d’effondrement et d’impuissance », peut-on lire dans ce guide d’une vingtaine de pages auquel ont notamment contribué le réseau Maison des femmes Restart, la fédération de parents d’élèves FCPE ou encore les collectifs SOS Périscolaire et #MeTooEcole.

« Les violences sexuelles sont de la responsabilité exclusive de l’agresseur. Les parents ne peuvent pas tout prévoir ni tout empêcher, mais leur écoute et leur réaction peuvent faire une grande différence pour protéger un enfant », ajoute le guide qui liste plusieurs pistes d’action.

Instaurer un climat de confiance à la maison

Rappelant d’abord que « les violences sexuelles peuvent concerner tous les enfants, quels que soient leur âge, leur genre, leur milieu social, leur nationalité ou leur état de santé », le guide édité par la mairie de Paris rappelle qu’un enfant peut ne pas immédiatement révéler les violences dont il a été victime par crainte de ne pas être cru, parce qu’il se sent coupable ou parce qu’il a peur d’être puni ou maltraité. Il peut aussi vouloir « protéger un proche ou encore parce qu’il n’a pas les mots pour expliquer ce qu’il a vécu ». D’où l’importance pour les familles d’instaurer dès leur plus jeune âge un climat de confiance, où leur enfant se sentira écouté, cru et respecté.

Le guide invite aussi les familles à sensibiliser - avec des « mots simples et adaptés » - l’enfant « dès son plus jeune âge » sur le fait que « son corps lui appartient et que personne n’a le droit de le toucher sans son accord ».

Face à des agresseurs qui « demandent souvent à l’enfant de garder le silence », il est utile « d’expliquer à votre enfant qu’un “bon” secret est quelque chose de joyeux et temporaire » et qu’un secret « qui fait peur ou qui rend triste doit toujours être dit à un adulte de confiance ».

Apprendre à détecter les signaux faibles

Très pédagogique, le guide détaille aussi les comportements souvent observés chez les enfants victimes de violences sexuelles, et qui peuvent aiguiller les parents si leur enfant ne parle pas ou s’il est trop jeune pour raconter ce qu’il a vécu.

Parmi les signaux d’alertes, le guide cite notamment des changements d’humeur, des troubles du sommeil, des changements dans les habitudes alimentaires, des plaintes physiques répétées, des comportements régressifs (l’enfant fait pipi au lit ou sur lui dans la journée, exprime un refus panique de se rendre à l’école ou au centre de loisirs…) ou encore des comportements sexualisés inadaptés à son âge.

Chez les enfants plus grands, à partir de 6 ans, d’autres signes sont à prendre en compte : la brutalité, de mauvais résultats scolaires, des difficultés de concentration, un isolement, du harcèlement…

« Ces signes peuvent avoir plusieurs causes, ils ne signifient pas nécessairement que votre enfant a été exposé à des violences ou des violences sexuelles, mais ils doivent être pris au sérieux », prévient le guide.

Orienter les familles vers les bons interlocuteurs

Le guide donne aussi aux familles des ressources précieuses en cas de doute ou de révélations de leur enfant. Le médecin traitant, le centre de protection maternelle et infantile (PMI) ou encore le service social de l’établissement où l’enfant est scolarisé sont les premiers interlocuteurs vers qui les parents peuvent se tourner, et qui les aideront dans leurs démarches. Ils peuvent aussi contacter la Cellule d’écoute, d’évaluation et d’orientation de l’Œuvre de Secours aux Enfants au 01 87 66 36 42.

Le guide liste enfin des exemples de formulations à éviter ou à privilégier dans l’échange avec l’enfant, sans chercher « à reformuler ce qu’il dit et sans chercher à connaître davantage de détails », avant de déposer, s’ils le souhaitent, plainte au commissariat. Mieux vaut ainsi lui poser des questions ouvertes pour ne pas orienter son récit, et lui dire « Merci de m’en avoir parlé, tu es très courageux » et « Ce n’est pas ta faute », et éviter les phrases comme « Ce n’est pas grave » ou « Cette personne ne voulait pas te faire de mal ».

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