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Ce dimanche 22 mars aura lieu le 2ᵉ tour des élections municipales. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les militantes et militants insoumis continuent leur inlassable travail sur le terrain pour convaincre, jusqu’à la dernière heure. Lorsque minuit sonnera, comme la semaine dernière, le temps du silence électoral commencera, celui où toute propagande électorale sera […]
Ce dimanche 22 mars aura lieu le 2ᵉ tour des élections municipales. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les militantes et militants insoumis continuent leur inlassable travail sur le terrain pour convaincre, jusqu’à la dernière heure. Lorsque minuit sonnera, comme la semaine dernière, le temps du silence électoral commencera, celui où toute propagande électorale sera interdite, avant dimanche, 20 heures, moment où les premiers résultats pourront être révélés.
Encore cette semaine, les nombreuses attaques infondées, calomnies et autres menaces contre les Insoumis auront été légion. À croire que les adversaires de LFI n’ont pas compris la leçon du premier tour : plus LFI est tapée par le système politico-médiatique, plus elle se renforce et agrège de nouveaux soutiens. À vrai dire, ils ne savent plus très bien par quel bout prendre leur combat contre LFI. Que faire face à un mouvement à l’irrésistible ascension, sans discontinuer, à toutes les élections depuis 2017 ?
Lille, Choisy-le-Roi, Vaulx-en-Velin, Rouen, Étampes, Montpellier, Rennes, Toulouse, Paris, Villeneuve-d’Ascq, Limoges, Roubaix, Villiers-le-Bel, La Courneuve, Vénissieux, Bondy, Vitry-sur-Seine, Créteil, Saint-Ouen, Creil… Dans de très nombreuses villes, les insoumis ont redonné aux habitants et aux habitantes de l’espoir. L’espoir de voir enfin la mise en place de la cantine gratuite et bio, une attribution transparente des logements et la lutte contre leur insalubrité, la re-municipalisation des services publics, la création de restaurants municipaux… Le tout, dans des villes dirigées par des primo-élus pour la plupart, issus du peuple, qui ne trahiront pas. Retour sur une dernière semaine de campagne. Notre article.
Percée historique pour les insoumis : ce que disent les chiffres
Contrairement à 2020, où LFI ne s’était pas pleinement engagée dans la bataille des municipales, 2026 a sonné comme une nouvelle ère. La puissance organisationnelle du mouvement insoumis s’est complètement déployée dans le pays. Les résultats s’en sont pleinement ressentis. Au total, une multiplication… par 12 du nombre de voix obtenues par les listes insoumises par rapport à 2020. Pas moins de 32 listes menées ou soutenues par LFI arrivées en tête dès le premier tour, tandis que 60 listes dépassent les 20 %.
Cela se traduit concrètement par une entrée dans 182 conseils municipaux dès le premier tour – un chiffre appelé à au moins doubler à l’issue du second. Les scores sont multipliés par 10 à Creil, par 5 à Caen, Roubaix ou Saint-Ouen, par 4 dans des villes comme Saint-Étienne, Strasbourg, Metz ou Rouen, et encore par 3 à Reims ou Noisy-le-Grand. Les thuriféraires se préparaient à dégainer un de leurs arguments anti-LFI préférés : « LFI ne progresse que dans les très grandes villes ! ». Vraiment ?
LFI s’implante aussi dans les villes petites et moyennes. Le mouvement insoumis remporte plusieurs communes de moins de 1 000 habitants dès le premier tour et se qualifie dans 35 villes de moins de 30 000 habitants (65 en comptant les listes auxquelles il participe) pour le second tour. Dans ces villes, les listes directement menées par LFI atteignent en moyenne près de 20 % des voix.
Enfin, LFI se qualifie dans 56 tours dans les communes de moins de 50 000 habitants, près de 100 en comptant les listes auxquelles le mouvement participe. Score moyen : 18 % des suffrages. À Aubusson (Creuse, 3 000 habitants) ou à Onet-le-Château (Aveyron, 12 000 habitants), le score insoumis augmente respectivement de 4 et de 5 points par rapport aux élections européennes.
Pour aller plus loin : Municipales 2026 – Retour sur la percée historique de LFI
Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis au 1ᵉʳ tour : la violence contre lui témoigne de la fébrilité des adversaires de LFI
Il est le symbole de la percée historique des insoumis à ces élections municipales. Dimanche 15 mars, les scènes de liesse, célébrant la victoire de l’insoumis Bally Bagayoko font le tour des réseaux sociaux. Une ville d’environ 150 000 habitants va désormais être dirigée par des insoumis. Pas n’importe laquelle : la 2ᵉ ville de France !
Pour aller plus loin : Saint-Denis-Pierrefitte, ville insoumise : retour sur la victoire éclatante de Bally Bagayoko
Les violentes attaques dont il fut l’objet dans les 72 heures qui ont suivi son élection laissent présager aux futurs maires insoumis ce qui les attend. En témoigne notamment la garde-à-vue médiatique dont il a fait l’objet sur le plateau de BFM TV le 17 mars 2026, interrogé par le journaliste de Valeurs Actuelles, Tugdual Denis. « Pourquoi vous avez chanté « Nous sommes tous des enfants de Gaza ? » », « Vous avez été élu avec peu de voix au final !? », « Vous avez été élu grâce aux dealeurs ? », « Vous allez débrancher des caméras de surveillance ? Vous êtes dans les mains de qui ? ». Non, ceci n’est pas du journalisme.
Sans aucun doute, cette séquence et les trop nombreuses autres visant à discréditer Bally Bagayoko depuis dimanche sont l’illustration de la fébrilité des adversaires des Insoumis face à leur percée électorale.
🔴 « Vous avez été élu grâce aux dealers ? » – Sur BFM TV, voilà comment le maire insoumis Bally Bagayoko, élu dès le 1ᵉʳ tour à Saint-Denis-Pierrefitte, est « interviewé »
Les questions posées par les chiens de garde médiatiques ⤵️
1) « Pourquoi vous avez chanté "Nous sommes… pic.twitter.com/I7ON57qSUb
Dans le Nord, la bataille pour le beffroi et la conquête assurée d’une ville retrouvant sa fierté
Dans le Nord, les Insoumis ont une grande chance de remporter la mairie de Roubaix. L’insoumis David Guiraud a bien failli être élu dès le premier tour, en obtenant près de 47 % des voix. Sa campagne a été lancée très tôt : le 14 octobre 2024. Un long marathon, pour aller chercher les électeurs un à un. Son résultat obtenu au 1ᵉʳ tour est celui d’une mobilisation réussie, notamment, des quartiers populaires. « Toute la ville est traversée par un sentiment nouveau : la fierté. Elle mûrit progressivement cette victoire ! », s’est réjoui Jean-Luc Mélenchon en ouverture de son meeting à Lille le 19 mars. Bientôt une ville de 100 000 habitants dirigée par les insoumis ? Réponse dimanche soir.
Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Lille, 3 000 personnes derrière l’insoumise Lahouaria Addouche : la rupture s’impose face aux manœuvres d’appareil
À Lille, malgré les manœuvres d’appareils et les retournements de veste, l’espoir est permis pour les insoumis. Il suffit de comparer les photos des salles remplies ce jeudi soir, respectivement par les Insoumis et par le maire socialiste sortant, auquel le tête de liste EELV s’est finalement rallié. Nous vous en parlions dans nos colonnes cette semaine. Les Insoumis sont mobilisés ce soir jusqu’à la dernière heure, en témoigne le planning des actions militantes diffusé par la candidate Lahouaria Addouche.
Les près de 3 000 personnes rassemblées au meeting de soutien à la candidate, en présence de Jean-Luc Mélenchon, ont sûrement fait leur effet. « Si vous l’élisez à la mairie de Lille, vous proclamerez devant tout le pays qu’une autre gauche est possible », s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon en terminant son meeting.
À Toulouse, mettre fin à l’ère Moudenc et résister à l’indignité de ses affidés
Dimanche soir, le député insoumis François Piquemal peut être élu maire de Toulouse. Objectif : mettre fin à l’ère Moudenc. Son bilan ? Augmentation des loyers, hausses des niveaux de pollution, notamment dans les quartiers populaires, participation à la Manif’ pour tous, interdictions d’expositions sur le génocide à Gaza, saignées budgétaires… À la suite du 1ᵉʳ tour, un accord a rapidement été trouvé autour de LFI. « Partout où la droite et l’extrême droite menacent de gagner des mairies, il est normal de se réunir lorsqu’on a plus de choses en commun », soulignait le député LFI Hadrien Clouet.
Pour aller plus loin : « On a tellement dit que LFI payerait… » : ces 24 heures où les éditorialistes ont dû reconnaître le succès de LFI aux municipales
Cette semaine, encore davantage, il a fallu résister à l’ignominie de Jean-Luc Moudenc et de ses partisans. Les partisans du maire sortant ont souillé la cérémonie d’hommage aux victimes des attentats antisémites de 2012 à Toulouse. Sous ses yeux et ceux de ses élus, ses soutiens ont proféré de nombreuses insultes, crachats et ont menacé de mort les candidates et candidats de la liste de la gauche. « On sait où tu habites, on va venir te crever », « Fais gaffe en sortant le soir », « Tu fais honte à tes grands-parents ». Que ressentir, sinon du dégoût ? D’autant plus lorsqu’un des destinataires de ces menaces, Ozar Hatorah, a vécu dans sa chair ces attentats ?
En aucun cas Jean-Luc Moudenc n’aura pris la parole pour appeler au calme et au recueillement, seuls sentiments que ce genre de commémoration appelle. François Piquemal a annoncé vouloir déposer plainte.
Les Crayons de l’Insoumission, par Le Fennec.LFI progresse plus vite que le RN : une démonstration par les chiffres
Le RN a pu se gargariser des réélections de quelques maires dès le 1ᵉʳ tour : Steeve Briois à Hénin-Beaumont, David Rachline à Fréjus, Fabien Engelmann à Hayange… Pourtant, à mesure que les résultats électoraux tombaient dimancher dernier, l’état-major du parti à la flamme a bien compris que l’heure n’était pas à la réjouissance.
Le RN a vu ses espoirs douchés dans plusieurs villes convoitées : Lens, Calais, Narbonne. Dans la plupart des grandes villes, le parti d’extrême droite reste bloqué par un plafond : moins de 8 % à Strasbourg, Lyon ou Montpellier ; un score divisé par 2 à Nantes et Mulhouse. Qui se rappelle de la candidature de Thierry Mariani, adorateur de Bachar Al-Assad et Vladimir Poutine, à la mairie de Paris ? Celui-ci n’a même pas franchi la barre des 2 %.
En résumé, 1 liste RN sur 2 n’est pas présente au 2ᵉ tour de ces municipales, tandis qu’1 sur 3 est arrivée dernière lors du 1ᵉʳ tour de dimanche dernier.
De quoi se réjouir pour le leader insoumis : « De notre côté, nous avons multiplié nos scores par 12 par rapport à 2020. Il nous aura fallu 6 ans. Pour l’extrême droite, il aura fallu 18 ans. La tendance est confirmée : nous avançons plus vite qu’eux ! »
🔴 Jean-Luc Mélenchon : « Le capitalisme a fait peser sur les femmes les tâches de travail reproductif, de reproduction de la société. Ce travail gratuit est le point de départ de l’accumulation capitaliste.
Désormais, il faut démarchandiser ces services. Il faut des crèches… pic.twitter.com/imRUBUIQVT
2027 en ligne de mire
Les insoumis l’avaient annoncé. Ces élections municipales seraient une étape fondamentale, une grande marche de l’escalier amenant LFI vers l’élection présidentielle de 2027. Aux quatre coins du pays et au-delà des résultats électoraux, les Insoumis auront fait œuvre très utile. « Un temps fort d’éducation populaire de masse », annonçait alors Jean-Luc Mélenchon le 23 novembre 2025, jour de la Convention de la France insoumise pour lancer la campagne des municipales.
Partout, au sein de leurs groupes d’action, les insoumis se seront formés à l’organisation d’une élection et à toutes les tâches que cela implique : organisation d’évènements, de manifestations, inscription sur les listes électorales, tractages, porte-à-porte… Les milliers de nouveaux militants dans les rangs insoumis (plusieurs milliers ces dernières semaines) auront pu directement mettre les mains dans le cambouis dès leur premier jour de militantisme.
🔴 Jean-Luc Mélenchon : « Faites de ces élections un temps fort d'éducation populaire de masse !
Nous en aurons besoin en 2027 si la France nous choisit pour gouverner le pays. Nous y sommes également prêts.
Chacun à son poste de combat ! Vive la Nouvelle France ! Vive la… pic.twitter.com/bOPsrTGEhV
En conclusion de son meeting à Lille, Jean-Luc Mélenchon a explicitement évoqué l’élection présidentielle, en annonçant la couleur. « Ensemble, en 2027 et après, nous recréerons le grand mouvement capable d’unifier toutes les composantes de la gauche. Pas pour faire des combines, mais pour appliquer le programme d’un bout à l’autre ! ». Le tribun insoumis de conclure : « J’espère que vous avez pris confiance dans les porte-paroles du mouvement insoumis, qui ne cèdent pas. Et moi, je suis trop vieux pour changer d’avis. Que ce soit moi ou mes plus jeunes camarades, ils ne lâcheront pas un morceau de ce qu’ils sont décidés à faire ! ». Le rendez-vous est pris.
Par Nadim Février


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