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Cas confirmé d’herpèsvirus équin, les propriétaires de chevaux inquiets

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Le ministère de l’Agriculture du Nouveau-Brunswick prévient les propriétaires de chevaux d’un risque d’exposition à l’herpèsvirus équin de type 1 (HVE-1) à la suite d’un événement qui s’est déroulé à Sussex la semaine dernière.

Les propriétaires, entraîneurs et exposants qui ont participé au 4-H Round Up Show et à l’exposition de chevaux de trait du King ’s County Fair, le 25 août, devraient prendre des précautions immédiatement.

Un cheval de 4-H ayant participé à l’événement provenait du même établissement qu’un autre cheval dont l’infection HVE-1 a récemment été confirmée, explique la vétérinaire en chef du Nouveau-Brunswick, Nicole Wanamaker, dans un avis sanitaire distribué aux écuries de la province.

Ce virus très contagieux peut causer des maladies respiratoires, des avortements chez les juments gestantes et, dans certains cas, des troubles neurologiques, précise la Dre Wanamaker.

Mieux vaut prévenir que guérir

La présence de ce virus dans la région est plutôt rare et préoccupante, selon la vétérinaire Jordan Koivu, à Windsor en Nouvelle-Écosse, qui travaille dans les deux provinces.

Toute personne qui était présente [à cet événement] avec un cheval devrait prendre cela au sérieux, tout désinfecter, isoler leur écurie, donc faire une quarantaine, faire en sorte qu'aucun cheval n’entre ni sort, recommande la Dre Koivu.

Toute personne qui entre ou sort devrait tout désinfecter, changer de vêtement et de bottes, ajoute-t-elle.

Une femme interviewée par vidéoconférence.

La Dre Jordan Koivu est la propriétaire de Maritime Equine Veterinary Services à Windsor en Nouvelle-Écosse.

Photo : Zoom

Jordan Koivu conseille de maintenir cette quarantaine pendant 60 jours. Le virus, précise-t-elle, se transmet par contact entre chevaux, par contact avec de l’équipement contaminé et par l’air.

Les participants aux activités à Sussex devraient aussi vérifier attentivement si leurs chevaux ont de la fièvre, de l’écoulement nasal, de la léthargie ou une diminution de l’appétit, conseille la Dre Wanamaker.

Le milieu équestre prend des précautions

Sylvette Thériault, propriétaire de la Ferme Triple T à Lamèque, une écurie de pension, est inquiète.

C’est vraiment préoccupant parce que ça peut être dévastateur, ce virus-là. Les éclosions sont difficiles à contrôler parce que le cheval peut être contagieux un long moment avant de montrer des signes, explique Sylvette Thériault.

Elle évite de participer à des événements dans le sud de la province jusqu’à ce que tout risque de contagion soit écarté.

Le cheval est enfermé dans une stalle.

Un cheval dans l'écurie Geary Hill Stables près de Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Le risque de contagion entraîne le report d’événements à l’hippodrome de Woodstock. Le Maritime Paint Horse Club annule son activité qui devait avoir lieu à Sussex à la fête du Travail. En Nouvelle-Écosse, l’équipe du Atlantic Barrel Racing Club prendra la température de tous les chevaux participant à son événement en fin de semaine.

La Dre Koivu conseille aux propriétaires de faire vacciner leurs chevaux à l'intervalle recommandé, même si le vaccin actuel ne couvre pas exactement le HVE-1.

Deanna Phelan, présidente de l’Association équestre du Nouveau-Brunswick (AENB), exprime le même avis.

C'est notre devoir, en tant que propriétaires de chevaux, exposants et cavaliers, de veiller à maintenir nos animaux en aussi bonne santé que possible. L'AENB a toujours défendu auprès de ses membres l'importance de faire vacciner leurs chevaux chaque année, affirme Mme Phelan.

Une femme dans une écurie tient un cheval par la bride.

Deanna Phelan, présidente de l’Association équestre du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Catherine Harrop

Deanna Phelan et Sylvette Thériault se préoccupent aussi des services vétérinaires financés par le gouvernement provincial, qui pourraient être transférés au secteur privé à compter du 1er avril 2027.

On est chanceux d’avoir encore pour le moment le service vétérinaire provincial qui gère ces éclosions-là. C’est une grande, grande préoccupation pour nous de ce qui va arriver après que le service sera interrompu, ajoute Sylvette Thériault. C’est vraiment très, très inquiétant pour moi, pour mon écurie, mais pour toute l’industrie aussi.

Avec des renseignements de Hope Edmond et Rhythm Rathi de CBC

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