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Par W.G.B
Publié le 24/08/2026 à 18h37, mis à jour le 24/08/2026 à 19h05
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La semaine dernière, le gazole coûtait 2,2312 euros en moyenne, un montant en hausse d’un peu plus de trois centimes sur sept jours.
Passer la publicité Passer la publicitéRentrée difficile pour les automobilistes. En cette deuxième partie du mois d’août, les vacanciers sur le retour de leur lieu de villégiature ont pu aisément constater que les prix des carburants sont repartis à la hausse. La facture du plein a ainsi gonflé de plusieurs euros, ces derniers jours, à mesure que la situation au Moyen-Orient s’envenimait, révèlent les dernières données collectées par l’État et publiées ce lundi.
La dynamique est particulièrement visible du côté du gazole. La semaine dernière, celui-ci coûtait 2,2312 euros en moyenne, un montant en hausse d’un peu plus de trois centimes sur sept jours, qui porte la facture au plus haut depuis mi-avril, quatre mois plus tôt. Chaque litre de ce carburant a ainsi pris 34,1 centimes en deux mois.
Même constat du côté de l’essence. Les prix moyens ont, là encore, augmenté de deux centimes sur sept jours. La semaine dernière, le litre de SP95-E10 s’affichait à 2,0175 euros, repassant au-dessus de la barre des 2 euros, et le SP95 coûtait 2,0634 euros. De son côté, le SP98 valait 2,0833 euros. Trois montants au plus haut depuis fin juillet, mais qui s’approchent de leur record, fin mai.
Un sujet éminemment politique
La hausse des prix à la pompe était prévisible : alors que la situation reste tendue au Moyen-Orient, le baril de Brent a vu sa valeur augmenter légèrement la semaine dernière. Il tutoyait, ce lundi 24 août, 92,7 dollars, contre 87 dollars, il y a dix jours. Washington devrait annoncer, dans la journée, d’importantes sanctions économiques visant l’Iran. Un véritable «D-Day économique», selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui éloigne encore un peu plus l’espoir d’une résolution rapide du conflit.
À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, le sujet reste éminemment politique. Ce lundi, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, a annoncé que l’exécutif planchait sur «une reconduction» des aides pour les secteurs les plus exposés à la hausse des prix du carburant, comme l’agriculture, la pêche et le transport. «Derrière, ce sont des emplois (...), ce sont les salaires des Français», a plaidé Maud Bregeon. «Même s’ils sont toujours restés à des niveaux insupportables pour les Français cet été, les prix du carburant repartent à la hausse en cette rentrée. Je maintiens ma position et mon engagement constant : il faut d’urgence faire des économies et baisser massivement les taxes sur le carburant», a quant à elle considéré Marine Le Pen, sur X.


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