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Caraquet veut s’attaquer à la pénurie de logements abordables

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Les autorités municipales et provinciales espèrent que la construction de nouveaux abordables dans la municipalité de Caraquet deviendra le point de départ d'un rattrapage en matière de logements sociaux dans la Péninsule acadienne.

Mercredi, le ministre d'Habitation Nouveau-Brunswick, David Hickey, y a annoncé - en français - la construction de 24 logements publics, rue Aimé-à-Isaac, les premiers du genre depuis plusieurs décennies.

Le ministre Hickey, qui a été chaleureusement applaudi, a affirmé qu'il veut essayer de contrer la crise des logements abordables.

Un homme debout, une foule assise, à l'extérieur.

Le ministre responsable de la Société d'habitation du Nouveau-Brunswick, David Hickey, qui s'est surtout exprimé en français, a été accueilli chaleureusement à Caraquet.

Photo : Radio-Canada / Mario Landry

On veut assurer qu'on peut continuer à construire, continuer à investir dans le logement, si ce sont des logements publics comme ceux-ci, a-t-il lancé.

Pour le maire de Caraquet, Bernard Thériault, c'est le début d'un temps nouveau.

Je pense que c'est le début d'une ère nouvelle pour notre belle, grande, nouvelle ville. Et ça ne s'arrêtera pas ici.

Un retard à combler?

Ces mises en chantier surviennent trois ans et demi après le lancement du Fonds fédéral pour accélérer la construction de logements (FACL).

Déjà, plusieurs logements qui ne sont pas considérés comme étant à un prix abordable ont été construits dans la municipalité.

Une femme debout, dehors.

Isabelle Thériault, députée de Caraquet et ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, estime que la construction de 24 logements sociaux est «un pas dans la bonne direction».

Photo : Radio-Canada / René Landry

Ces nouveaux logements sociaux, rue Aimé-à-Isaac, vont coûter aux locataires 30 %de leurs revenus mensuels.

La députée de Caraquet et ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, Isabelle Thériault, reconnaît que 24 logements sociaux, c'est bien peu vu la longue liste d'attente pour ces résidences. Mais c'est un pas dans la bonne direction, dit-elle.

Elle glisse au passage que son bureau reçoit des appels toutes les semaines de personnes qui cherchent des logements abordables.

Il y a des familles qui ont besoin de logements, explique-t-elle. Il y a des personnes âgées qui ont besoin de logements. Et il y a de nouveaux arrivants qui ont besoin de logements aussi.

Du jamais vu depuis 1971

Selon le maire de Caraquet, ces logements sociaux ne sont que le début d'une série de constructions du genre.

On n'a pas vu ça, à Caraquet, un projet de cette envergure depuis 1971 avec la construction de la rue de la Légion, rappelle-t-il.

Un homme avec un chandail rouge vif, dehors.

Il ne fait aucun doute, selon le maire de Caraquet, Bernard Thériault, qu'on verra la construction d'autres logements sociaux dans sa municipalité. Pour lui, c'est coulé dans le béton.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Et ça, c'est très très important, ajoute-t-il. On en ajoutera d'autres. On veut qu'il y ait environ 25 % de notre parc de logements qui soit abordable.

C'est l'annonce, je dirais, la plus importante dans tout l'objectif que cette ville s'était donné de planifier son avenir.

Une rue à Caraquet.

C'est dans la rue de la Légion où les derniers logements sociaux ont été construits à Caraquet.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Selon son raisonnement, la municipalité va voir son économie progresser grâce à la construction de tous ces logements.

Il y a aussi une effervescence dans la construction commerciale parce que les gens qui ont des commerces peuvent maintenant trouver des endroits à venir, explique-t-il. On a un intérêt au plan industriel parce qu'on sait maintenant qu'on s'occupe du logement dans la place.

Entre-temps, la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne a lancé une étude pour voir si la région est en train - ou non - de rater la cible sur les réels besoins en logements.

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