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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 17/08/2026 à 07h18, mis à jour le 17/08/2026 à 09h06
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Dimanche 19 avril, dans la résidence d’un quartier défavorisé d’Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, le sexagénaire était sorti de chez lui armé de sa carabine et avait fait feu près d’un groupe d’enfants qui jouaient au ballon.
Passer la publicité Passer la publicitéUn homme de 65 ans comparaît lundi après-midi devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay pour avoir tiré à la carabine près d'enfants tout en proférant des injures racistes. Dimanche 19 avril, dans la résidence d'un quartier défavorisé d'Espaly-Saint-Marcel, en Haute-Loire, le sexagénaire était sorti de chez lui armé de sa carabine et avait fait feu près d'un groupe d'enfants qui jouaient au ballon. Plusieurs témoins avaient fait état de propos racistes visant les enfants.
Renvoyé dans un premier temps devant la justice pour «violence avec arme», l'homme est finalement également jugé pour «injures publiques en raison de l'ethnie, la race ou la religion». Lors de son audition, il avait seulement admis avoir «tiré en l'air» après avoir été traité de «sale blanc», selon la police.
L’affaire avait ému plusieurs élus de gauche
Le père d'un enfant de 10 ans avait déclaré que son fils avait été mis en joue et traité de «sale nègre» mais selon lui les insultes racistes n'avaient pas été retenues. Il avait alors déposé une nouvelle plainte pour ces faits et une seconde enquête avait été ouverte. Outre les violences avec arme, il est reproché au prévenu, qui a depuis déménagé, d'avoir crié notamment «on n'est pas dans la savane, si ça continue je vais en dévisser un» ou encore «on n'est pas les poubelles des Africains».
L'affaire avait ému plusieurs élus de gauche qui avaient réagi sur le réseau social X, dénonçant «une véritable chasse à l'enfant de couleur» et accusant la police d'avoir minimisé les faits. Selon l'avocate de SOS Racisme et de la LDH (Ligue des Droits de l'Homme), Aurélie Chambon, ces faits «graves» méritent «une réponse ferme, pas d'ordre symbolique». Les avocates du prévenu et de l'enfant concerné n'ont pas répondu aux sollicitations de l'AFP.


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