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TRIBUNE - En dépit du non-respect des règles formelles du droit international, l’intervention américaine au Venezuela peut se justifier au nom de la résistance à l’oppression. Mais cet emploi de la force ne doit pas être le préalable d’une mise sous tutelle, analyse Jean-Éric Schoettl, l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
Passer la publicitéSi heureux que soient ses effets pour le Venezuela (et pour le monde), la capture de Nicolas Maduro par un commando américain, en territoire vénézuélien, s’analyse à première vue comme une action unilatérale non conforme au droit international, car violant, sans mandat des Nations unies, la souveraineté d’un État. L’intervention américaine peut toutefois trouver sa légitimité dans la restauration de la démocratie au Venezuela. Encore faut-il qu’elle ne transgresse pas certaines limites, tenant pour l’essentiel au respect de la souveraineté du peuple vénézuélien.
Régler les conflits par le droit plutôt que par la violence est le propre de la civilisation. Celle-ci a en effet tout à craindre des représailles privées, aveugles et inégalitaires, surtout lorsqu’elles prennent la forme, habituelle aux sociétés sans État, de vendettas tribales. Aussi la force, quand son emploi est nécessaire pour mettre fin à un abus, doit-elle être une force légale. Dans l’ordre juridique interne, c’est l’État…


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