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Cap vers les demi-finales : France-Espagne…

2 week_ago 11

         

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Aujourd’hui et demain, nous allons entrer dans le vif du sujet avec les demi-finales.
En effet, en regardant le parcours plutôt aisé des quatre équipes restantes, force est de constater qu’aucune d’entre elles n’a eu l’occasion de rencontrer un adversaire de calibre mondial.
La France a eu la chance d’éviter l’Allemagne et les Pays-Bas pour finalement rencontrer deux équipes tétanisées par la peur à l’idée de l’affronter, comme le Paraguay et le Maroc, sans oublier le sélectionneur norvégien qui avait préféré se prendre une correction en alignant son équipe B.

L’Espagne, après une poule et un 1/16e de finale d’une facilité déconcertante aura affronté un Portugal condamné à jouer à dix avec la présence de Cristiano et une équipe belge pleine d’enthousiasme mais tout de même nettement inférieure à celles de 2014-2021.
Ne parlons même pas de l’Argentine qui a non seulement évolué dans la poule la plus facile mais également battu des équipes comme le Cap-Vert et l’Égypte, qui ne se seraient jamais qualifiées dans une Coupe du monde à 32 équipes puis la Suisse, le plus faible quart de finaliste de ces vingt dernières années.

Enfin, l’Angleterre aura eu le parcours le plus difficile en battant la Croatie, le Mexique et la Norvège mais demain en affrontant l’Argentine, elle franchira un palier supérieur.
Je maintiens ce que j’écrivais hier sur le fait qu’à part en 1990 et en 2014, on n’avait jamais eu des demi-finales aussi alléchantes, mais je relativiserai en disant que c’est aussi parce que des grosses équipes comme les Pays-Bas, le Brésil et le Portugal ont déçu et n’auront pas été au rendez-vous, nous privant ainsi de quarts de finale de prestige.

C’est ainsi que ce soir on pourra assister au premier vrai gros choc mais aussi, je ne le répéterai jamais assez, à la finale avant la lettre car en l’état actuel des choses, je ne vois vraiment pas comment l’Angleterre ou l’Argentine pourrait inquiéter le vainqueur de ce soir.
En tous les cas, cette demi-finale va être un vrai choc des titans.
D’un côté, la France avec sa puissance physique et ses attaquants d’exception comme Olise et surtout un Mbappé en état de grâce qui réussit quasiment tout ce qu’il entreprend mais aussi ses incohérences tactiques avec une équipe coupée en deux avec des défenseurs livrés à eux-mêmes.

De l’autre, l’Espagne avec sa technique irréprochable, ses automatismes au milieu de terrain et sa possession de balle qui fait devenir chèvre ses adversaires mais aussi ses difficultés à concrétiser sa domination territoriale.
Nul ne peut prédire avec certitude ce qui va se passer.
Le scénario qui avantagerait la France serait celui où les « Français » récupéreraient le ballon très haut en le chipant dans les pieds espagnols ou en interceptant leurs passes pour immédiatement trouver Mbappé ou Barcola (probablement remplaçant) en profondeur et transpercer la défense adverse.
Le scénario qui avantagerait l’Espagne serait celui où les vrais Espagnols, profitant de leur supériorité numérique au milieu de terrain, feraient courir dans le vide les deux milieux français en leur donnant le tournis et en mettant à de multiples reprises sur orbite leurs attaquants mais aussi celui où un Yamal retrouvé ridiculiserait Digne constamment en un contre un et pourrait décider du sort du match par un tir ou une passe de génie.

Pour résumer, la clef du succès de l’équipe de France sera de récupérer un maximum de ballons au milieu de terrain pour mettre Mbappé sur orbite, tandis que pour les Espagnols, ce sera d’avoir un maximum d’efficacité devant en concrétisant leur domination territoriale certaine, chose à laquelle ils ne sont parvenus à faire que deux matches sur six.
Qui y parviendra ? Bien malin qui pourrait le prédire.
Je pense que pour le message que le football doit véhiculer, il serait préférable que ce soit un collectif comme l’Espagne plutôt qu’une addition d’individualités offensives comme la France.

Jusqu’à présent le scénario de l’équipe aux individualités offensives remportant la compétition sans jeu ou sans efficacité défensive ne s’est jamais produite. On se souvient que le Brésil de 2006, avec Cafu, Roberto Carlos, Rivaldo, Ronaldinho, Ronaldo et Adriano, avait été ridiculisé tactiquement par le pourtant très peu brillant Domenech.
Tandis que son prédécesseur de 2002 y était parvenu, mais parce qu’il avait une véritable organisation défensive avec trois défenseurs centraux et deux milieux récupérateurs qui attaquaient très peu.

Il y a un autre message qui me tient à cœur, c’est celui de voir une équipe composée à 91 % d’Espagnols de souche l’emporter sur une équipe composée à 82 % de Noirs qui est la risée du monde entier, y compris du continent africain.
D’ailleurs, l’ancien Premier ministre espagnol de droite molle Mariano Rajoy que l’on avait malheureusement connu beaucoup plus tolérant envers les immigrés africains lorsqu’il était au pouvoir a déclenché une polémique en disant qu’il n’y avait quasiment aucun vrai Français dans cette équipe de France.

Cette déclaration, qui est pour moi un non-événement puisqu’elle souligne une évidence on ne peut plus visible, a provoqué un véritable tollé jusqu’au sein de la classe politique française, y compris de la part du has been Manuel Valls pourtant le premier à se plaindre de l’absence de « blancos » dans sa porcherie de ville de banlieue.

Le problème est qu’en France, les ayatollahs de l’antiracisme rendent impossible non seulement toute critique ethnique mais également toute remarque factuelle sur ce sujet la qualifiant de « dérapage ». Comme s’il y avait une route toute tracée (par qui ?) qu’il fallait suivre sous peine d’accident. Eh bien, pour moi, au même titre que pour Jean-Marie Le Pen qui n’a jamais courbé l’échine, il est hors de question que j’accepte d’emprunter aveuglément une route que l’on m’aura imposé de suivre.

Frédéric Avalli

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