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Le premier bilan dressé par Santé publique France donne une idée de l’ampleur de la crise sanitaire, mais pas encore de son coût humain définitif. Les précédentes canicules montrent qu’il faut souvent plusieurs semaines pour mesurer pleinement leur impact.
Dimanche, 1000 décès supplémentaires ont été observés depuis le 24 juin. Les 25 et 26 juin, plus de 1400 décès quotidiens ont été enregistrés, contre 900 à 1000 par jour en avril et mai dans le dispositif de surveillance de Santé publique France, qui couvre habituellement environ 60% de la mortalité nationale. Cette surmortalité, signalée alors que la canicule est à peine en train de refluer, est un point de départ. Elle ne peut pas être l’inventaire complet de ses conséquences sanitaires.
Il faut d’abord savoir ce que l’on mesure. En pleine crise, les autorités ne disposent pas d’un compteur instantané des victimes de la chaleur. Elles observent les décès - toutes causes confondues - déjà remontés, puis les comparent à un niveau habituel. L’écart forme un excès de mortalité. Cet indicateur permet de repérer vite une anomalie, mais il ne dit pas encore quelle part de ces décès est directement attribuable à la chaleur. Le bilan définitif est calculé a posteriori, une fois les données consolidées…


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