NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les grèves et les manifestations de travailleurs se sont étendues à toute l’Amérique du Nord ces dernières semaines, sous l’effet d’un coût de la vie intenable et d’un conflit qui s’intensifie avec l’appareil syndical corrompu. Le mouvement aux États-Unis, au Mexique et au Canada s’inscrit dans une montée plus large qui gagne aussi l’Europe, où des manifestations de masse ont renversé des gouvernements ou les ont plongés dans une profonde crise. La lutte de classe se développe comme un processus internationalement unifié.
Dans tous les pays, les travailleurs sont confrontés à la nécessité de lutter pour leur indépendance à l’égard des partis capitalistes et de la bureaucratie syndicale, qui est au service de la direction. L’Alliance ouvrière internationale des comités de base (IWA-RFC) encourage la formation de comités de base sur les lieux de travail et en est le fer de lance, donnant à ce mouvement une perspective, une stratégie et une organisation internationales.
Jeudi, les travailleurs de l’Institut mexicain de sécurité sociale ont mené leur dernière série de manifestations contre un contrat de trahison conclu par le syndicat SNTSS, qui prévoit une misérable augmentation de 2,9 pour cent du salaire de base. Les travailleurs se battent également contre le manque de personnel et de fournitures : à Campeche, des infirmières affirment acheter elles-mêmes le matériel. Le syndicat a tenté de faire adopter un règlement punissant les travailleurs qui prennent la parole ; ceux-ci l’ont ignoré en prenant d’assaut le siège du syndicat le 1er octobre.
En septembre, des chauffeurs mexicains ont utilisé WhatsApp pour préparer un blocage des postes frontaliers avec les États-Unis, après que les révocations massives de visas décidées par l’administration Trump ont menacé leur capacité de travailler. Aux États-Unis, des camionneurs, principalement des propriétaires-exploitants, ont immobilisé leurs camions le 1er octobre pour protester contre la flambée des coûts du diesel et de l’assurance et contre la faiblesse des tarifs de fret. L’ampleur de cette action reste incertaine, mais les chauffeurs se sont organisés eux-mêmes par les réseaux sociaux, tandis que les Teamsters et l’Owner-Operator Independent Drivers Association refusaient de la soutenir.
À National Steel Car, à Hamilton (Ontario), 1 200 ouvriers de la construction de wagons sont en grève depuis le 12 août, après avoir rejeté un contrat présenté par les United Steelworkers (USW – les Métallos). Ils exigent l’abolition du travail à la pièce, qui a contribué à créer les conditions de trois décès entre 2020 et 2022. Les responsables de l’USW ont abandonné cette revendication et proposé à la place d’aider la direction à fixer les taux de rémunération.
Le Comité de base de NSC lutte contre cette trahison et pour élargir le soutien à la grève au-delà de l’usine, notamment parmi les 23 000 membres de l’USW de la sidérurgie américaine, que l’on maintient au travail par des prolongations successives de convention collective depuis l’expiration, le 1er septembre, de leur dernière convention. Cleveland-Cliffs exige des concessions sur les soins de santé aux États-Unis tout en annonçant des licenciements menaçant jusqu’à 500 emplois à Hamilton.
Près de 9 000 travailleurs de Stellantis voteront les 17 et 18 octobre pour autoriser une grève, après avoir été maintenus au travail pendant des semaines par le syndicat Unifor depuis l’expiration de leur convention collective le 20 septembre. Unifor a déclaré une « impasse » à propos des projets de Stellantis de fermer l’usine d’assemblage de Brampton (Ontario), ce qui supprimerait 2 200 emplois, et de ses menaces de suppressions d’emplois à Etobicoke et à Windsor.
En Saskatchewan, 14 000 travailleurs de la santé ont voté à 99 pour cent en faveur d’une grève en septembre, après quatre ans et demi sans augmentation de salaire. Au Manitoba, 350 travailleurs du laboratoire Dynacare ont fait grève pour obtenir des salaires plus proches de ceux de leurs homologues du secteur public. Le gouvernement du Nouveau Parti démocratique (NPD) a obtenu en quelques heures une ordonnance de retour au travail, et les responsables syndicaux ont ordonné aux travailleurs de démanteler leurs piquets de grève.
Aux États-Unis, 1 200 travailleurs de Bradford White, fabricant de chauffe-eau, dans le Michigan, ont fait grève le 16 septembre après avoir rejeté à deux reprises des contrats à 96 pour cent. Le syndicat United Auto Workers (UAW) les a laissés isolés, tandis que la direction fait tourner l’usine avec des briseurs de grève. Plus de 1 300 travailleurs du casino et de l’hôtel Encore sont en grève depuis cinq semaines à Boston. Des techniciens de maintenance d’United Airlines ont rejeté un deuxième accord négocié par les Teamsters, qui comportait des concessions en matière de sous-traitance et aucune augmentation de salaire rétroactive. Chez le fabricant de matériel agricole John Deere, 10 000 travailleurs ont rejeté une proposition de prolongation de convention collective, afin d’obtenir l’annulation des licenciements et des concessions. Près de 1 000 travailleurs de la compagnie d’électricité Duquesne Light, à Pittsburgh, ont fait grève pour les effectifs, la sécurité et la sécurité de l’emploi.
En septembre, les travailleurs de l’usine Smithfield de Monmouth (Illinois), menés principalement par des immigrés africains, ont débrayé après la mort au travail de Patou Mpinda, ouvrier de maintenance. Les travailleurs ont aussi protesté contre la fermeture brutale par Tyson de son usine voisine de Joslin, qui supprime 2 500 emplois. Le syndicat United Food and Commercial Workers (UFCW) a signé un accord de fermeture obligeant ses responsables à s’opposer aux actions qui entraveraient la fermeture et à ordonner aux travailleurs d’y mettre fin.
Le fait que la classe ouvrière entre en lutte par-delà les frontières nationales, dans la plupart des cas contre d’immenses sociétés transnationales, démasque le mensonge de l’« America First » et de ses équivalents au Canada et dans d’autres pays. Les travailleurs ne peuvent définir leurs intérêts que sur la base de l’internationalisme et d’une lutte contre la classe capitaliste dans chaque pays.
Ces luttes sont alimentées par le virage vers la guerre et la dictature. La guerre contre l’Iran a fait grimper les coûts du carburant, poussant les camionneurs vers la faillite et renchérissant le transport de la nourriture et des autres produits de première nécessité. Trump prévoirait, selon certaines informations, de reprendre les bombardements contre l’Iran après les élections de mi-mandat, tandis qu’un autre porte-avions et des milliers de marines sont envoyés dans la région. L’Europe est au bord de la guerre nucléaire. Moscou a mis en garde contre des représailles nucléaires en cas de blocus de Kaliningrad par l’OTAN, alors que l’OTAN continue d’étendre la guerre en Ukraine. Le virage vers la répression, dont les attaques contre les immigrés sont le fer de lance, vise toute résistance sur le front intérieur.
Cette course à la conquête naît de la recherche désespérée, par le capitalisme, de nouvelles sources de plus-value afin de stabiliser une économie et un système financier mondiaux au bord de la catastrophe. La dette fédérale américaine a dépassé 40 billions de dollars en août, tandis que les rendements des bons du Trésor américain ont bondi au-dessus de 5,3 pour cent malgré les rachats de titres du Trésor destinés à stabiliser le marché. Si cette situation prend sa forme la plus extrême aux États-Unis, toutes les grandes puissances impérialistes sont confrontées à des problèmes similaires.
Financer la guerre mondiale exige des attaques massives contre la classe ouvrière. Le budget militaire de 1,5 billion de dollars proposé par Trump pour 2027, assorti de coupes dans Medicaid et dans l’aide alimentaire, engage les ressources de la société dans cette offensive. Dans toute l’Europe, le réarmement est financé par des coupes sociales ; l’Allemagne prévoit près de 152 milliards d’euros de dépenses militaires et liées à la guerre en 2027, soit le budget le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.
La guerre fait elle-même partie d’un assaut mondial contre la classe ouvrière, qui vise à accroître considérablement le taux d’exploitation par des licenciements de masse, la stagnation des salaires et de nouvelles technologies servant à éliminer des pans entiers de la main-d’œuvre. Les employeurs américains ont annoncé 573 195 suppressions d’emplois jusqu’à fin septembre. Le salaire horaire moyen n’a augmenté que de cinq cents ce mois-là. Google, Amazon, Microsoft et Meta prévoient 745 milliards de dollars de dépenses d’investissement cette année, en grande partie pour une infrastructure d’IA que la classe dirigeante espère utiliser pour éliminer des pans entiers de la main-d’œuvre.
Telle est la réponse de la classe dirigeante à la crise du système capitaliste. Mais cette même crise pousse la classe ouvrière à émerger à l’échelle mondiale et pose avec une acuité toujours plus grande la question du pouvoir : quelle classe dirigera la production et organisera la société, et dans quels intérêts ?
Ce mouvement met à l’épreuve la stabilité des gouvernements capitalistes d’Europe. En Espagne, le gouvernement du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et de Sumar s’est effondré sous la pression de manifestations de masse contre le coût du logement. Des grèves et des manifestations étudiantes en France se sont déroulées contre les coupes dans l’éducation et la répression, alors que le gouvernement finance le réarmement. Des grèves en Italie sur le coût de la vie et des luttes dans les secteurs public et de la santé au Portugal se développent, de même que des manifestations de la jeunesse allemande contre la menace de rétablissement de la conscription.
Mais les capitalistes peuvent compter sur les vieilles organisations pour désorganiser cette montée et empêcher une rupture avec les partis établis. C’est avant tout le cas de la bureaucratie syndicale, dont les partenariats avec la direction des entreprises l’engagent à préserver la rentabilité des sociétés et la compétitivité de « leur » industrie nationale. L’UAW soutient la guerre tarifaire de Trump, tandis que les syndicats « charros » du Mexique, contrôlés par l’État, et leurs rivaux « indépendants » subordonnent eux aussi les travailleurs au gouvernement capitaliste et à la compétitivité nationale. En Espagne, l’UGT (Union générale des travailleurs) et les CCOO (Commissions ouvrières) ont refusé les appels à une grève générale, tout comme leurs homologues en France.
Les travailleurs ont besoin d’organisations qu’ils dirigent véritablement, qui préparent des grèves communes et s’unissent à leurs collègues du monde entier. L’IWA-RFC se bat pour construire ces organisations, et l’écho qu’elle rencontre de plus en plus exprime les efforts des travailleurs pour reprendre la direction de leurs luttes en la retirant des mains de l’appareil bureaucratique.
De nouveaux comités de base des postiers américains, dans le sud de la Pennsylvanie et à Saint Paul (Minnesota), sont reliés par l’intermédiaire du Comité de base de USPS à l’échelle nationale afin d’organiser une lutte commune contre la privatisation et les suppressions d’emplois.
La campagne socialiste de Will Lehman à la présidence de l’UAW, sur un programme d’abolition de la bureaucratie et de transfert du pouvoir à la base, a trouvé un puissant écho. Sa réunion du 4 octobre avec l’IWA-RFC a rassemblé des travailleurs canadiens de la construction de wagons, des travailleurs mexicains de GM et des travailleurs américains de l’automobile, du rail et de la poste.
Avant tout, la vague mondiale de militantisme pose la question de la lutte pour le pouvoir ouvrier, qui mène à l’expropriation de l’oligarchie, à l’abolition de l’exploitation capitaliste et à l’organisation internationale de la production en fonction des besoins sociaux. Les Partis de l’égalité socialiste (PES), sections du Comité international de la Quatrième Internationale, luttent pour construire cette direction au sein du mouvement qui se développe. Les travailleurs doivent construire des comités de base, étendre l’IWA-RFC et rejoindre le PES pour organiser le mouvement socialiste international contre le capitalisme, la guerre et la dictature.


4 hour_ago
41



























.jpg)






French (CA)