NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Camille Belis n'a que 22 ans. Les observateurs l'oublieraient presque. La milieu défensive des Red Panthers a déjà tout vécu : Euro, Jeux olympiques et Coupe du monde. Elle a surtout quitté très vite son statut de rookie pour assumer le rôle de patronne de l'animation défensive. Son ascension vers le sommet est plus rapide qu'un tir de Lotte Englebert. Après un écolage à l'Orée et des cours de perfectionnement au Braxgata, la Brabançonne a signé un contrat avec l'un des deux clubs les plus influents du monde, Stichtsche Cricket en Hockey Club (SCHC).
Au lendemain d'une Coupe du monde achevée sur le podium, la Red Panther a joui de quelques semaines de repos. "Comme toutes les Panthers, j'ai traversé quelques jours de nostalgie, commence-t-elle. Je ne parlerais pas de dépression. Du jour au lendemain, tu te retrouves seule alors qu'on restait sur des semaines de vie en équipe. Lors du Mondial, j'ai accueilli mille émotions."
En l'espace de trois semaines, elle a passé du temps en famille, des moments à Knokke avec ses copines Red Panthers (Englebert, Puvrez, Picard et Blockmans). "Nous n'avons pas parlé de hockey", sourit-elle. Elle a enfin pris la direction de New-York durant une semaine. "Aux Pays-Bas, le championnat ne reprenait que le 27 septembre", narre celle qui vit à Utrecht du jeudi midi au dimanche soir dans une maison partagée notamment avec la Panther Louise Dewaet.
Camille Belis : "Nous avons laissé sortir nos émotions lors des interviews"Durant son mois de transition, elle a entretenu la machine tantôt en courant tantôt en suant dans une salle de fitness. Camille Belis a finalement rejoint Utrecht et plus précisément Bilthoven, un refuge privilégié pour les citadins d'Utrecht et d'Amsterdam en quête de tranquillité. Ce grand village de 23 000 habitants abrite le club de SCHC qui a été fondé en 1906. En 2004, le matricule a rejoint la Hoofdklasse avec une énorme ambition. L'équipe s'est structurée autour de légendes comme Xan de Waard ou Yibbi Jansen. Longtemps finaliste malheureux sur la scène nationale, le SCHC a brisé le plafond de verre en remportant l'Euro Hockey League (EHL) en 2026 à l'occasion des 120 ans du club.
Den Bosch-SCHC, une rivalité comparable à celle du Real Madrid et de Barcelone
SCHC s'est érigé comme le rival principal du tout-puissant club de Den Bosch qui a accueilli une autre Belge, Lotte Englebert. Les joueuses étrangères ne sont pas nombreuses dans ces deux clubs qui représentent en hockey ce que le Real Madrid et Barcelone sont pour le football.
Camille Belis n'a pas eu le temps de réfléchir longtemps en posant son sac rempli de sticks il y a un mois à Bilthoven. Le jour de son arrivée, elle a disputé un match d'ABN Cup avant de filer directement en team building pour le week-end. "J'ai été baignée dans le grand bain, sourit la milieu. On dit de ces filles qu'elles sont fermées. Je ne l'ai pas du tout ressenti. Elles m'ont accueillie à bras ouverts. Je me suis sentie intégrée directement." La langue de Vondel n'a aucun secret pour elle, ce qui a facilité les échanges.
Durant ce premier week-end, elle a multiplié les petits jeux pour faire connaissance. Réparties dans des cabanons de six personnes, les joueuses de l'équipe ont multiplié les activités de découvertes. "Nous avons achevé le week-end par un match."
De l'Orée à Bilthoven
L'ancienne patronne de l'Orée et du Braxgata est alors entrée dans un autre monde. Elle a goûté à une culture de l'excellence. "Si je devais résumer en deux mots, je dirais professionnalisme et intensité. Quand je suis passée de l'Orée au Braxgata, j'avais déjà été impressionnée en voyant les filles à Boom qui se rendaient à la musculation en dehors des heures d'entraînement. Elles étaient concentrées sur le club. À Bilthoven, j'ai encore franchi un cap. Pendant les meetings, elles se posent des questions entre elles. Elles n'attendent pas que tout vienne du coach. Si le niveau d'un entraînement est moins intense, elles rectifient directement le tir. En Belgique, il nous arrivait de laisser un peu filer."
En match, elle s'est retrouvée au cœur d'un système totalement différent. La philosophie de jeu n'a rien à voir avec ce qu'elle a connu en Belgique. "À SCHC, les filles gagnent la balle et veulent absolument marquer plus que l'adversaire. Encaisser n'est pas grave tant qu'elles marquent au moins un goal de plus. En Belgique, les joueuses cherchent d'abord à bien défendre pour ne pas encaisser. Ensuite, elles essayent de marquer. Le jeu est vertical et direct, ce qui crée le chaos."
Icon payantArticle réservé aux abonnés Camille Belis sur le match poussif des Red Panthers face à l'Irlande : "En première mi-temps, il nous manquait 5 %"Dans ce tourbillon sportif, son rôle n'est pas évident. Elle est chargée de bloquer les remontées de terrain et d'assurer la relance. "Je ne joue pas mid-mid. Je me retrouve que les ailes. Moi, je ne prends pas la balle comme une Gerniers ou une Dewaet. Je distribue et regarde. Je suis là pour mettre les autres en valeur."
Si le jeu en Belfius Women League a pris en consistance et en volume, il ne souffre pas la comparaison avec la Hoofdklasse. "La qualité des basics est plus élevée aux Pays-Bas. Le tempo à la balle est plus élevé."
Elle dispose donc de moins de temps pour prendre ses décisions, ce qui ne pourra que l'aider quand elle évoluera chez les Red Panthers. À SCHC, elle flirte avec le sommet mondial. À 22 ans, elle se sent légitime dans ce club. "J'ai beaucoup appris à l'Orée et au Braxgata. À Bruxelles, je me suis retrouvée à 17 ans comme mid-mid d'une équipe qui jouait en Division Honneur. J'ai assumé mes responsabilités. Même si l'équipe est redescendue, nous avons rivalisé avec beaucoup d'équipes. Au Brax, tout était plus pro et plus rapide. J'ai mis un an à trouver ma place. Quand Ju (Vandermeiren) et Steph (Vanden Borre) sont parties, je me suis retrouvée dans un rôle de leader. Avec Lien Hillewaert, nous étions la plaque tournante. J'ai appris à guider l'équipe. Que ce soit à l'Orée ou au Brax, je suis toujours restée un an de plus pour ne pas me brûler les ailes."
Jill Boon, coach en DH messieurs: "Pourquoi pas?"Aux Pays-Bas, elle repart à la conquête d'un nouveau défi. "Je ne serai pas une leadeuse tout de suite. Je suis jeune. Je veux améliorer la qualité de mes passes et ma prise de balle en mouvement."
Si une jeune est plus forte que toi, tu laisses la place."
Elle n'a pas débarqué avec ses gros bras et un cou enflé. "Ici, on s'en fout du nom écrit dans ton dos. Personne ne se soucie de savoir si tu as participé aux JO ou à une Coupe du monde. Le staff ne regarde que ce que tu vaux sur le terrain. Si une jeune est plus forte que toi, tu laisses la place."
Son coach Robbert van de Peppel lui laisse le temps. "Il me rappelle que je suis jeune et que je dois me montrer patiente. Je découvre un nouveau club et un nouveau championnat. Je ne peux pas performer comme au Brax. Il se montre très rassurant."
Joueuse pressée, Camille Belis est satisfaite sans plus de son premier mois en Hoofdklasse. "Il est compliqué. Je sais que je ne suis pas ici sans raison. Je suis capable de bien jouer au hockey. Mon temps de jeu est variable. Je dirais que je joue entre 40 et 50 minutes sur un match, ce qui est le ratio en équipe nationale."
Trois Panthers ne s'entraînent plus
Parmi ses repères, figure Lotte Englebert qui a signé à Den Bosch le 5 mai 2023. Elodie Picard, aussi. Elle a rejoint SCHC d'août 2024 à juin 2026. Une grave blessure au genou a précipité la fin de son aventure à Bilthoven. "Je partage de nombreux trajets avec Elo ce qui nous permet de beaucoup discuter. Je regarde aussi l'évolution de Lotte qui n'est plus du tout la même joueuse qu'il y a quatre ans. Cette saison, elle claque des buts et est devenue une joueuse clé."
Vandermeiren: "Mon avenir chez les Red Panthers? Je ne vois pas plus loin que décembre"Lotte Englebert, Louise Dewaet et Camille Belis sont les trois ambassadrices belges dans le championnat des Pays-Bas qui reste très supérieur à celui de la Belgique. Si un projet de fusion sportive des deux pays a déjà été évoqué, il ne verra sans doute jamais le jour. "Non, les clubs aux Pays-Bas ne sont pas du tout intéressés. Pourquoi se mélangeraient-ils avec des équipes belges qui sont moins fortes ? Si je prends mon équipe, elle n'est composée que de joueuses de 'A' ou de 'U21'. Avec Louise, nous sommes les deux seules étrangères du noyau", précise celle qui se rend volontiers à l'entraînement avec Luna, un Golden retriever de 2 ans qui a été adopté par toutes ses coéquipières.
Trois anciennes n'ont pas repris le chemin des entraînements, mais ne sont pas encore parties à la retraite officiellement. Alix Gerniers a annoncé qu'elle était enceinte. Elena Sotgiu et Lien Hillewaert prennent encore le temps de la réflexion jusqu'à janvier.
Quand elle n'est pas à Utrecht, elle passe son temps à Wilrijk où elle s'entraîne avec l'équipe nationale. Depuis un mois, les filles, médaillées de bronze à la Coupe du monde, ont repris les entraînements. Le noyau a été élargi avec les venues d'Alison Smisdom et de Fee Van den Abeele. Trois anciennes n'ont pas repris le chemin des entraînements, mais ne sont pas encore parties à la retraite officiellement. Alix Gerniers a annoncé qu'elle était enceinte. Elena Sotgiu et Lien Hillewaert prennent encore le temps de la réflexion jusqu'à janvier. "Nous sentons que le lien s'est renforcé depuis notre Coupe du monde. Nous avons goûté à une médaille. Nous en voulons toujours plus. La reprise n'est pas toujours simple car le prochain objectif n'a lieu qu'en juillet 2027 (championnats d'Europe). Le groupe est rajeuni et très ambitieux."
L'entraîneur de SCHC a pris la pose fièrement entre Camille Belis et Louise Dewaet. ©SCHCPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


1 hour_ago
44



























.jpg)






French (CA)