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Et si un ressortissant du Grand Nord devenait le 3e président de la République du Cameroun ? Ce 17 mars 2026, la double élection de Aboubakary Abdoulaye au Sénat et de Théodore Datouo à l’Assemblée nationale relance une question que beaucoup osent à peine poser tout haut. Paul Biya réactive un équilibre Nord-Sud au sommet des institutions. Simple calcul politique ou vrai signal sur l’avenir du pouvoir à Yaoundé ?
Le scénario est inédit. En une seule journée, le 17 mars 2026, Paul Biya place deux hommes aux commandes du Parlement camerounais : Aboubakary Abdoulaye, figure traditionnelle du Nord, élu au Sénat avec 100 % des suffrages, et Théodore Datouo, originaire de l’Ouest, au perchoir de l’Assemblée nationale. L’équilibre régional est calculé, précis, presque chirurgical.
Abdoulaye, le baron du Nord propulsé numéro 2
Fils du Lamido de Rey Bouba, Aboubakary Abdoulaye n’est pas un novice. Sénateur expérimenté, proche du palais, il incarne la continuité des grandes familles traditionnelles du Septentrion. Sa présence au Sénat comme 3e personnalité constitutionnelle du pays — en cas de vacance du pouvoir — relance les spéculations. « Paul Biya a toutes les cartes en main. À lui la force de la situation, les manigances et les manœuvres », lit-on dans les couloirs politiques.
Certains observateurs y voient une stratégie de succession contrôlée, d’autres, un simple rééquilibrage régional classique du RDPC. Mais le symbole est fort : pour la première fois depuis des décennies, un homme du Grand Nord est positionné à la tête de la deuxième institution de la République.
Le 17 mars 2026, Paul Biya a réactivé l’axe Nord-Sud au sommet du pouvoir camerounais. Abdoulaye au Sénat, Datouo à l’Assemblée. Ce double choix annonce-t-il enfin une succession orchestrée ?


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