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Au stade omnisports Kouekong de Bafoussam, le dimanche 5 avril 2025, l’arbitre Mawounong Hadrien a dû fuir en courant pour échapper à des supporters en colère à la fin du match Rizière FC contre Volcan FC. Une scène surréaliste qui illustre la tension grandissante autour du football régional camerounais.
Stade Kouekong : l’arbitre Mawounong Hadrien pris en chasse
La rencontre opposait Rizière FC à Volcan FC dans le cadre de la Division 2 de la Ligue régionale de l’Ouest. Score final : 1-0 en faveur de Rizière FC. Un résultat serré, sur fond de décisions arbitrales contestées tout au long du match.
Dès le coup de sifflet final, la situation a dégénéré. Des supporters, manifestement excédés par l’arbitrage de Mawounong Hadrien, ont tenté de s’en prendre à l’officiel. Sans attendre, l’arbitre a pris ses jambes à son cou — littéralement — pour rejoindre les vestiaires en courant. Les témoins présents au stade omnisports Kouekong décrivent une scène de chaos, avec une foule en colère aux trousses de l’homme en noir.
Mawounong Hadrien a pu se mettre à l’abri sans être blessé, selon les informations disponibles. Mais la scène a profondément marqué les esprits. Plusieurs témoins ont filmé la fuite de l’arbitre, des vidéos qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux camerounais, suscitant stupéfaction et indignation.
Aucune sanction officielle ni communiqué de la Ligue régionale de l’Ouest ou de la FECAFOOT n’a encore été publié à l’heure où nous écrivons.
Un problème qui dépasse le stade Kouekong
Ce type d’incident n’est pas une première dans le football régional camerounais. Les arbitres, souvent peu protégés, exercent dans des conditions difficiles. La montée de la violence dans les enceintes sportives est un phénomène documenté, mais les mesures concrètes pour y remédier restent insuffisantes.
À Bafoussam comme ailleurs, la sécurité des officiels de match dépend souvent de leur seule capacité à fuir à temps. Un constat alarmant pour un sport censé rassembler.
L’incident du stade Kouekong devrait interpeller la FECAFOOT et les instances régionales. La protection des arbitres n’est plus une option — c’est une urgence. Sans réponse ferme, ces scènes risquent de se multiplier sur les terrains du pays.


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