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Un journaliste de Canal 2 International derrière les barreaux. Henry Kejang, ancien rédacteur en chef du Desk anglophone de la chaîne privée émettant depuis Douala, a été interpellé ce jour par des gendarmes alors qu’il rentrait d’une réunion pour le festival culturel Essoh Attah. Conduit à la brigade de Bojongo, il dénonce une arrestation arbitraire et refuse catégoriquement de « faire le nécessaire ». Un journaliste peut-il encore circuler librement à Douala sans être rançonné ?
Arrêté après une répétition culturelle, il résiste à la pression
Henry Kejang revenait simplement d’une répétition pour le festival Essoh Attah quand des gendarmes l’ont intercepté. Malgré ses explications claires sur sa mission, les agents ont refusé de l’écouter et l’ont conduit à la gendarmerie de Bojongo, dans le 4ᵉ arrondissement de Douala.
Sur son compte Facebook, il a immédiatement lancé un SOS : « J’ai été interpellé en rentrant chez moi après une répétition pour le festival culturel Essoh Attah. Malgré mes explications, les gendarmes ont refusé de m’écouter. Ils m’ont demandé de faire « quelque chose ». Cela signifie sans doute : leur lécher les bottes. Je ne le ferai pas. »
Une prise de position courageuse, qui expose toutefois le journaliste à des représailles dans un contexte où les arrestations arbitraires de professionnels des médias restent fréquentes au Cameroun. En 2024, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) avait recensé plus de 12 cas d’interpellations abusives de journalistes sur l’ensemble du territoire national.


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