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10 machines pour 300 malades. Ce matin, des patients sous dialyse ont manifesté devant l’Hôpital Régional de Bafoussam, dans la région de l’Ouest, pancartes en main. Leur message est sans équivoque : sans équipements ni spécialistes suffisants, ils meurent à petit feu. « La dialyse, c’est notre vie », martèlent-ils. Face à cette crise sanitaire silencieuse, les autorités camerounaises vont-elles enfin agir ?
Un seul néphrologue pour toute la région de l’Ouest
Selon Jambo FM, l’Hôpital Régional de Bafoussam ne dispose que de 10 générateurs de dialyse pour près de 300 patients nécessitant des séances régulières. Concrètement, des malades rénaux attendent des jours entiers — parfois des semaines — avant d’accéder à un traitement qui conditionne leur survie. La situation est qualifiée de critique par les manifestants eux-mêmes.
Ce qui aggrave davantage la crise, c’est le désert médical en néphrologie. Les protestataires affirment qu’un seul néphrologue assure la prise en charge de l’ensemble des insuffisants rénaux de toute la région de l’Ouest. Un médecin, seul, face à 300 patients en danger vital. Les familles, épuisées, réclament des renforts humains et matériels immédiats au ministère de la Santé publique.
La dialyse n’est pas un luxe. C’est un traitement vital. Et à Bafoussam, ce droit fondamental à la santé semble encore loin d’être garanti pour tous.


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