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Un appel aux dons a été lancé le 17 juillet 2026 afin de mieux comprendre la vie des phoques de la baie de Saint-Brieuc et de sensibiliser le grand public aux bons comportements.
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Par tomas Jeusset Publié le 26 juil. 2026 à 10h00
Baptisé « Objectif Phoque », le nouveau projet lancé par VivArmor Nature et la Fondation du patrimoine doit permettre d’étudier les phoques veaux marins qui lézardent sur les bancs de sable et attrapent des poissons dans la réserve naturelle nationale de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).
« C’est une bonne nouvelle »
Jean-François Le Cam observe ces animaux à l’aide de sa longue-vue et de son appareil photo depuis qu’il est à la retraite.
« Ça fait deux ou trois ans qu’il y a des phoques régulièrement ici », indique le bénévole de l’association.
C’est une bonne nouvelle d’avoir des phoques dans la baie. Ce sont des prédateurs qui permettent à la nature de trouver un équilibre.
Les équipes de VivArmor dénombrent aujourd’hui quatre de ces nouveaux visiteurs dans la réserve naturelle de 1 040 ha qui s’étend entre les communes de Langueux, Yffiniac, Saint-Brieuc, Morieux et Hillion.
Même si ces mammifères marins sont bien installés, ils restent mal connus.
Comprendre et sensibiliser
Un appel aux dons a donc été lancé le vendredi 17 juillet 2026 afin de mieux comprendre pourquoi les phoques veaux marins viennent dans la baie, mieux les suivre, et sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux gestes à adopter.
« On a un objectif à 7 000 € pour cette campagne de dons », annonce Didier Olivry, délégué à la biodiversité pour la Fondation du patrimoine en Bretagne. « Mais si on récolte 30 000 €, ils seront bien utilisés », sourit-il.
Nolwenn Solsona, chargée de missions scientifiques dans la réserve naturelle, complète : « Avec cet argent, on souhaite financer des actions de sensibilisation sous forme de flyers ou d’une exposition, aider les bénévoles ambassadeurs de la baie à sensibiliser le public et, enfin, financer des opérations scientifiques, notamment la photo-identification. »
Cette dernière technique permet de reconnaître un phoque à partir des taches singulières sur son pelage et d’enregistrer son passage dans la baie.

Laisser les phoques tranquilles
Au-delà du volet scientifique assuré par VivArmor Nature, il faut aussi éduquer le public aux bons comportements à adopter face à un phoque.
Nolwenn Solsona rapporte que, le 14 juillet 2026, des passants ont essayé de remettre à l’eau un de ces veaux marins. « C’est contre-productif ! Ça engendre du stress pour l’animal et ça peut être dangereux puisqu’ils ont de grosses griffes et de bonnes dents et qu’ils peuvent transmettre des maladies. »
Il faut dire aux gens que c’est normal de voir un phoque sur une plage. Il n’est pas en danger. Le plus souvent, il se repose.
Les touristes, les habitants et les curieux sont donc invités à ne pas intervenir, à observer de loin ou à appeler l’observatoire pour la conservation de la mégafaune marine (Pelagis) au 05 46 44 99 10.
L’association préconise d’ailleurs de rester à au moins 300 m de ces animaux. La loi, elle, impose de garder une distance de sécurité d’au moins 100 m.
« Plus on sera nombreux à dire qu’il ne faut pas déranger le phoque et le laisser vivre en paix, mieux la situation sera. Il y a un véritable enjeu de connaissance », conclut Michel Guyomard, vice-président de VivArmor Nature.
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