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Le vétéran de la politique russe, âgé de 63 ans, a essayé de lutter contre le régime de Vladimir Poutine et sa guerre en Ukraine par les voies légales et électorales. En vain. Menacé d’arrestation, il s’est résolu à quitter la Russie. Il a accordé au « Monde » ses premiers mots depuis son arrivée en France.
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L’opposant russe Boris Nadejdine, à Dolgoproudny (Russie), le 15 juillet 2026. Pour décider de son destin, il ne lui restait que quelques heures. Boris Nadejdine n’a pas hésité. « C’était soit l’exil soit la prison », résume cet opposant de Vladimir Poutine, qu’il avait osé défier, en vain, à la présidentielle de 2024. C’est désormais dans un hôtel de la grande banlieue de Paris que ce vieux routier de la politique russe se confie au Monde. Il est tard, mardi 11 août, une semaine après son arrivée en France. Boris Nadejdine, à l’allure bonhomme, ne cache pas ses angoisses : à 63 ans, il doit, avec sa femme, commencer une nouvelle vie d’émigré.
Derrière ses certitudes politiques, il s’inquiète avant tout, pour le moment, du sort des siens laissés à Moscou. Sa fille s’apprête à se marier. Ses jeunes enfants se préparent à la rentrée scolaire. Ses parents octogénaires sortent à peine de chez eux. « Que faire ?, s’interroge-t-il, à la fois opposant politique et chef de famille nombreuse. Je veux croire que je vivrai assez longtemps pour retourner en Russie. Mais je n’ai aucune illusion : je suis ici pour un bon moment… »
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