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RÉCIT - Plus d’une semaine après la sortie de L’Abandon, les enseignants se succèdent dans les salles de cinéma. Souvent émus par ce qu’ils considèrent comme un outil pédagogique et un devoir de mémoire, certains projettent d’emmener leurs classes. L’appréciation des élèves, elle, est parfois plus mitigée.
Passer la publicité« Samuel Paty a donné sa vie. N’importe lequel de mes professeurs aurait pu se trouver à sa place. » À la fin de la séance, au cinéma 7 Batignolles, dans le 17e arrondissement de Paris, cette jeune fille de 14 ans, en classe de quatrième, s’essuie encore les yeux, réconfortée par sa maman. En salles depuis le 13 mai dernier, le film L’Abandon, réalisé par Vincent Garenq sur l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, bouleverse le monde de l’école. Les élèves bien sûr, mais en premier lieu les personnels d’éducation.
Si certains n’ont pas encore pris le temps de se rendre au cinéma, d’autres hésitent encore à affronter le grand écran. « Je reçois des messages de collègues qui me disent que le souvenir de ce drame est encore trop douloureux », confie Joëlle Alazard, présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), comme l’était Samuel Paty. Karine Rousseaux, elle, enseignante dans la discipline au lycée Fénelon de Cambrai, dans le Nord, a souhaité voir le…


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