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DÉCRYPTAGE - Après avoir été destitué par la justice, le dirigeant du principal parti d’opposition turc a été délogé du siège de son parti par la police. Ozgur Ozel dénonce un nouveau « coup » du président Erdogan contre ses adversaires en prévision des prochaines élections.
L’image est stupéfiante, et choquante pour beaucoup de Turcs : le siège du Parti républicain du peuple (CHP), le principal parti d’opposition, investi de force par la police anti-émeutes. C’était dimanche, au centre d’Ankara. À l’intérieur du bâtiment de verre et de béton, des militants fuyant les gaz lacrymogènes, un député en pleurs, le mobilier sens dessus dessous, des portes et des vitres brisées, des cris, la confusion totale. Et au douzième étage, barricadé dans son bureau, un homme : Ozgur Ozel, 54 ans, le dirigeant déchu. C’est lui que les policiers sont venus chercher, sur ordre des autorités mais à la demande de son prédécesseur à la tête du parti, Kemal Kiliçdaroglu, réinstitué par la justice.
Trois jours plus tôt, un tribunal avait destitué la direction du CHP, le parti créé par Mustafa Kemal Atatürk en 1923. Ozgur Ozel, leader de l’opposition turque, a donc été sommé par la justice et la police de céder la place à Kemal Kiliçdaroglu, en disgrâce depuis des années au…


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