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« C’est Trump qui m’a donné l’idée », Josiane Balasko délaisse la comédie le temps d’une dystopie écologique

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Invitée de l’émission C à vous, l’artiste a présenté « Le Dernier Sanctuaire », son 3e roman dans lequel des résistants tentent de sauver les dernières espèces sauvages.

Invitée de C à vous, Josiane Balasko a expliqué comment un décret signé par Donald Trump a inspiré son nouveau roman dystopique, « Le Dernier Sanctuaire ».

Capture d’écran

Invitée de C à vous, Josiane Balasko a expliqué comment un décret signé par Donald Trump a inspiré son nouveau roman dystopique, « Le Dernier Sanctuaire ».

On la connaît comédienne, scénariste et réalisatrice. Révélée au sein du Splendid puis devenue l’une des figures les plus populaires de la comédie française, Josiane Balasko revient dans un tout autre registre. Invitée de C à vous ce mercredi 3 juin pour présenter son 3e roman, « Le dernier sanctuaire », l’artiste âgée de 76 ans a dévoilé une dystopie écologique nourrie par ses propres inquiétudes pour l’environnement et le sort réservé aux animaux.

L’intrigue se déroule dans une Amérique du Nord transformée en République de Louisiane. Là-bas, « la nature est en proie à des milliardaires qui chassent les animaux sauvages pour en faire des trophées », tandis qu’un groupe de résistants tente de sauver les dernières espèces encore en vie.

Si le récit dépeint un futur pour le moins sombre, son point de départ est bel et bien réel. Josiane Balasko explique avoir travaillé plusieurs années sur ce projet, né d’un évènement qui l’a marquée. « J’ai mis du temps à l’écrire », raconte-t-elle à Anne-Élisabeth Lemoine. « Entre deux films, deux pièces ... [...] J’ai mis 5-6 ans. »

Puis, elle révèle l’origine de son inspiration. « C’est Trump qui m’a donné l’idée. Un décret qu’il a pondu en 2016. ». L’autrice raconte que lors du premier mandat de Donald Trump, celui-ci « autorisait les chasseurs à tuer les ours hibernants », rappelle-t-elle. C’est précisément ce qui l’a poussée à imaginer un monde dans lequel les intérêts économiques et la chasse sportive auraient pris le dessus sur toute considération écologique.

« Malheureusement, tout ce dont je parle existe aujourd’hui »

Dans son roman, les milliardaires traquent les animaux sauvages, et la technologie participe elle aussi à la destruction du vivant. Et pour Josiane Balasko, certains éléments de cette fiction sont déjà à l’œuvre aujourd’hui. « Malheureusement, tout ce dont je parle existe aujourd’hui. Je parle des chiens tueurs en métal. Ça existe. Ce sont des armes qui peuvent servir pour l’armée [...]. Les robots... Ça existe. Les graines ultra-destructrices, ultra-stérilisantes... Ça existe. »

Pour autant, « Le dernier sanctuaire » ne se veut pas un récit désespéré ni alarmiste, c’est « une dystopie écolo » explique Anne-Élisabeth Lemoine. La journaliste souligne d’ailleurs que le roman met en scène un « mouvement de résistance » dans une « vision cauchemardesque de l’Amérique du Nord ». Une lecture que Balasko ne conteste pas, préférant mettre en avant ceux qui, dans son histoire, continuent de défendre le vivant malgré l’adversité.

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