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Par Richard Flurin
Publié le 04/08/2026 à 11h35, mis à jour le 04/08/2026 à 12h52
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Le vote de désignation du candidat du Parti socialiste se tiendra au mois d’octobre prochain.
Passer la publicité Passer la publicitéMême la torpeur estivale ne parvient pas à apaiser le village des irréductibles socialistes. Une nouvelle péripétie est venue agiter le parti en ce début du mois d’août. Elle concerne le coût exigé pour participer à la primaire qui se tiendra au mois d’octobre prochain. Le citoyen souhaitant voter pour le candidat du PS devra débourser 15 euros, selon une information du journal L’Opinion . Toujours selon le quotidien libéral, aucune adhésion au PS ou à Place publique (le parti de Raphaël Glucksmann) ne sera demandée.
«C’est trop cher», s’est immédiatement rembrunie Ségolène Royal, ancienne cacique socialiste qui souhaite se présenter à la primaire. «Comment justifier de passer de 2 euros (après les 20 euros de 2006) à la précédente primaire de 2016, à 15 euros cette année !! Alors que le pouvoir d’achat a baissé», s’est-elle interrogée sur le réseau social X. Et de renchérir : «Vérifier une motivation en fixant une contribution symbolique oui, mais faire un barrage par un prix trop élevé risque d’affaiblir l’idée même la bonne initiative de primaire démocratique.» Pour l’ancienne ministre, qui a eu des fidélités successives ces dernières années, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, le montant ne doit pas excéder 5 euros.
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Le débat sur le ticket d’entrée, avant d’être tranché à la toute fin du mois de juillet, agitait le PS depuis plusieurs semaines. Le premier secrétaire Olivier Faure, qui devrait se présenter lui aussi, a plaidé en faveur d’une dotation de deux euros seulement. Un coût modeste susceptible d’entraîner un grand engouement populaire autour de ce scrutin avant le scrutin, estimait-il. C’était sans compter sur son opposition interne, désormais majoritaire, qui souhaitait que chaque participant au vote adhère aux partis concernés et s’acquitte, s’ils ne l’ont pas déjà fait, du prix de l’adhésion, entre 15 et 20 euros. Une sorte de péage qui permettrait surtout d’éviter une supposée ingérence de LFI dans le scrutin. Selon plusieurs cadres en défense de ce tarif élevé, l’organisation de gauche radicale pourrait encourager ses militants à participer en masse pour saboter le vote. La poire a donc été coupée en deux : pas d’adhésion, mais un montant élevé.
Outre le montant pour participer, on connaît également les conditions pour pouvoir déposer sa candidature. Il faudra obtenir le soutien, au choix, de 15 membres du conseil national, de 10 parlementaires, de 50 maires issus d’au moins trois régions, de 50 conseillers régionaux ou départementaux répartis dans huit départements et trois régions. Le tout avant le 15 septembre, date limite de dépôt des candidatures. Le suspense demeure sur la capacité de Ségolène Royal à remplir ses conditions. François Hollande, qui nourrit lui aussi des ambitions pour 2027, a déjà prévenu qu’il ne se mêlerait pas à cette primaire socialiste. Pour l’ancien président de la République, les ambitions se cultivent au-dessus de la mêlée socialiste.


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