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DÉCRYPTAGE - Le trio veut mettre en place une structure qui va s’occuper durant deux ans de la migration des actifs. Le tout, sans éveiller les soupçons d’entente vis-à-vis des autorités de la concurrence.
Pas de repos pour le quatuor d’opérateurs français. L’encre de l’accord scellé avec Patrick Drahi entérinant l’entrée en négociation exclusive pour le rachat de SFR n’est pas encore sèche que les états-majors d’Orange, de Bouygues Telecom et de Free enchaînent avec une phase tout aussi délicate : son découpage capitalistique et industriel. Une opération inédite par son envergure - 25 millions de clients, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires - mais également par la nature de l’acheteur.
Car si SFR a changé d’actionnaire bon nombre de fois dans son histoire, le fait d’être acquis par ses trois rivaux soulève des questions en cascade. Certes, le consortium s’est entendu sur un découpage fin (42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free, 27 % pour Orange), et certains actifs comme SFR Business ou le réseau en zone moins dense tomberont dans l’escarcelle d’un seul opérateur (Bouygues, en l’occurrence). Mais pour le reste, la répartition des infrastructures, des fréquences ainsi que la…


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