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Le quadragénaire a été interpellé par les policiers de Vénissieux (Rhône) après avoir menacé de mort un professeur d’EPS du collège Frédéric Mistral de Feyzin pour des désaccords avec les sanctions prises contre son fils.
Passer la publicité Passer la publicitéDeux mots dans le carnet de correspondance et une heure de colle. C’est pour ces sanctions contre son fils de 6e qu’un quadragénaire a menacé de mort son professeur d’EPS. «C’est comme ça qu’on fait des Samuel Paty », a-t-il lancé jeudi au cours d’un rendez-vous avec l’enseignant et la principale adjointe du collège Frédéric Mistral de Feyzin (Rhône). Le corps enseignant a exercé son droit de retrait à la suite de ces faits, comme l’a indiqué le syndicat Snes-FSU par voie de communiqué. Le professeur a quant à lui déposé plainte et le père de famille a rapidement été interpellé, puis placé en garde à vue au commissariat la ville voisine de Vénissieux, selon les informations du Figaro.
Une enquête est en cours pour «menace de crime» ou «délit contre une personne chargée d’une mission de service public» et «apologie d’un acte terrorisme», comme nous l’ont précisé plusieurs sources.
«Le père remettait en cause le collègue et les punitions adressées à son fils, explique Nadège Pagliaroli, professeur d’anglais et représentante Snes FSU sur cet établissement situé dans cette commune populaire de la banlieue sud de Lyon. Le corps enseignant a donc proposé un rendez-vous pour mettre la situation à plat». L’échange a finalement été interrompu par la principale adjointe après la mention de Samuel Paty. «On parle d’un enseignant décapité dans l’exercice de ses fonctions», s’étrangle Nadège Pagliaroli. Elle précise qu’il n’y avait pas de notion religieuse derrière la mention du professeur tué en 2020 par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine.
Protection fonctionnelle
Le rectorat a rapidement accordé la protection fonctionnelle à l’enseignant visé. Il n’est pas question de protection policière à cette heure, mais le syndicat Snes-FSU demandé des renforts de patrouille autour de l’établissement ainsi que l’interdiction d’accès à l’établissement pour le père de famille. Après son droit de retrait jeudi, le corps enseignant s’est mis en grève ce vendredi. «Ces remises en question de notre mission deviennent fréquentes», déplore Nadège Pagliaroli. Avec ses collègues, elle était de nouveau mobilisée devant l’établissement vendredi matin, tout en assurant la surveillance des élèves. Le professeur menacé n’est quant à lui pas encore revenu.
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D’autres incidents graves ont été relevés ces derniers jours dans des établissements scolaires de la région lyonnaise. Mercredi une enseignante avait été frappée en plein cours par un élève de 4e à Meximieux, dans le département voisin de l’Ain. La semaine dernière c’est au collège Paul Vallon de Givors qu’une bagarre a dégénéré, blessant deux surveillants et un CPE.


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