À cause du blocage du détroit d'Ormuz, les prix à la pompe tutoient les sommets. Et les professionnels du secteur du transport sont touchés de plein fouet par cette situation. Europe 1 est allée à la rencontre d'une entreprise en Gironde pour qui le diesel pèse très lourd dans les comptes.
"En moyenne, un plein, c’est du 500 litres à chaque fois." Comme pour les particuliers, ce chauffeur routier a vu les prix à la pompe s'envoler avec la guerre au Moyen-Orient. Mais pour ces professionnels du transport la situation est peut-être encore plus délicate, tant le coût du diesel pèse lourd dans l'économie du secteur.
"On nous demande de lever un peu le pied"
Alors "on nous demande de lever un peu le pied, de faire attention à notre consommation de carburant, de gérer notre planning de façon à faire le moins de kilomètres possible", confie ce même chauffeur routier au micro d'Europe 1.
Et pour cause, ce ne sont pas moins de 36.000 litres de gasoil qui sont livrés chaque semaine pour alimenter les 70 camions du groupe Boueix Transports et Logistique. "Le 25 février, on achetait le litre de gasoil en cuve 1,363€. Et ce matin, on était à 1,972€ ! Une hausse globale de plus de 30% en l’espace d’un mois. C’est colossal !", rappelle le directeur de l'entreprise, Erwan Cadiou.
Augmenter les prix, la seule solution
"En trésorerie pure, cela représente en gros dans les 45.000 euros de fonds de roulement à avancer. Donc aujourd’hui, on essaie de discuter avec des clients pour qu’ils nous aident, pour que l’on augmente les prix. Et c’est le seul moyen que l’on a aujourd’hui."
De son côté, la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) appelle le gouvernement à engager sans délai des actions concrètes et insiste sur la gravité de la situation pour les entreprises du secteur.


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