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«Buy, Borrow, Die» : comment les fortunes de la Tech financent leur train de vie ?

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Du point de vue des autorités fiscales, faire fructifier son patrimoine est une chose ; en tirer bénéfice, c’en est une autre.

Du point de vue des autorités fiscales, faire fructifier son patrimoine est une chose ; en tirer bénéfice, c’en est une autre. James Shin / ADOBE STOCK

DÉCRYPTAGE - Ni dividendes, ni véritable salaire : sur le papier, Jeff Bezos touche moins qu’un cadre dirigeant de la Silicon Valley. Derrière ce paradoxe se cache l’un des montages patrimoniaux les plus emblématiques des grandes fortunes américaines.

Sur le papier, Jeff Bezos est l’un des cadres dirigeants les moins bien payés d’Amazon. D’après les derniers documents réglementaires publiés par le groupe, son salaire annuel s’élevait à 81.840 dollars en 2025 - un montant inchangé depuis 1998. C’est moins que ce que touche un ingénieur logiciel de niveau intermédiaire dans la plupart des startups de la Silicon Valley. Quant aux quelques 9% du capital qu’il détient encore dans l’entreprise qu’il a créée - et qui sont aujourd’hui valorisés autour de 250 milliards de dollars -, ils ne lui procurent, à ce stade, aucun revenu direct : Amazon ne verse pas de dividendes, préférant réinvestir l’intégralité de ses bénéfices.

Que l’on se rassure : Jeff Bezos n’est pas à plaindre. La question se pose néanmoins : comment un homme sans véritable revenu salarial ni dividendes parvient-il à financer un train de vie de milliardaire ? La réponse tient en trois mots : «Buy, Borrow, Die», ou «acheter, emprunter, mourir», une stratégie désormais bien connue de fiscalistes américains, et…

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