Ce mardi soir, Les Républicains convoquent un bureau politique post élections municipales. À l'ordre du jour officiellement : la délicate question du mode de départage des candidats en vue de la prochaine présidentielle. Mais un autre sujet devrait s'inviter dans les débats : celui de la ligne politique du parti. Le refus de Retailleau de soutenir explicitement Christian Estrosi à Nice fait l'objet de critiques en interne.
Échaudé par la campagne du second tour de Christian Estrosi à Nice, Bruno Retailleau a refusé de lui apporter son soutien, la semaine dernière : "J'ai réagi avec mes tripes. Je suis toujours sincère. Quand on s'allie avec la droite, on ne fait pas des appels du pied à la gauche. On ne fait pas de clins d'œil au vote communautaire. Ça c'est bon pour LFI".
"Je demanderai des clarifications en bureau politique"
Christian Estrosi est pourtant membre d'Horizons, avec qui Les Républicains avaient noué un accord. De quoi provoquer des remous chez LR. Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Michel Barnier ou encore Valérie Pécresse réclament à Bruno Retailleau une clarification sur la ligne du parti.
"Moi, j'aurais voté pour Estrosi parce que c'était l'accord LR-Horizons, qui ne s'allie jamais avec le RN et ses alliés", a déclaré Valérie Pécresse. "Je demanderai des clarifications en bureau politique. On ne peut pas continuer sur cette ambiguïté".
Une ambiguïté révélatrice de la fracture idéologique chez LR, symbolisée par les divergences sur le périmètre de la primaire que beaucoup appellent de leurs vœux. Pour certains, celle-ci devrait aller de Gabriel Attal à Bruno Retailleau. Pour d'autres, comme Laurent Wauquiez, le match doit se jouer plus à droite, de Gérald Darmanin à Sarah Knafo.


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