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Les entreprises forestières du Québec pourront souffler un peu plus en 2026. Le gouvernement provincial veut leur permettre d’accroître leur compétitivité, selon le budget présenté mercredi matin à Québec.
Au total, 365,1 M$ seront versés sur cinq ans pour soutenir les entreprises forestières ainsi que les communautés qui en dépendent.
Le gouvernement chiffre ainsi les mesures annoncées dans la mini-réforme forestière pour aider l’industrie dans un contexte où les droits de douane américains frisent les 45 %.

Le budget du gouvernement du Québec soutient les entreprises forestières. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Les entreprises payeront moins cher pour accéder à la fibre en forêt, puisque la redevance annuelle sur les garanties d’approvisionnement est annulée. La mesure coûtera 104,5 M$ sur cinq ans au gouvernement québécois.
L’abolition de la redevance annuelle permettra aux entreprises forestières d’avoir à leur disposition des liquidités additionnelles afin de poursuivre leurs activités et de bénéficier de coûts d’approvisionnement plus compétitifs, notamment par rapport à l’Ontario, est-il écrit dans le budget 2026.
Une révision du système de mise aux enchères des bois ainsi qu’une tarification du bois plus dynamique donneront aussi plus de répit aux entreprises forestières.
Les scieries qui investiront dans la transformation seront également récompensées avec une somme ponctuelle de 60 M$ cette année.
Aide aux communautés forestières
Parallèlement, le gouvernement provincial maintient son objectif de développer la forêt publique.
Des investissements de 179 M$ permettront à des entrepreneurs de poursuivre des travaux sylvicoles sur le territoire québécois, ce qui réjouit la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
On vient aider les petites entreprises qui font partie de la chaîne d’approvisionnement avec une aide ponctuelle pour des entreprises fortement touchées par la guerre tarifaire, convient la présidente-directrice générale, Véronique Proulx.
Elle s’attend toutefois à plus au cours des prochaines années. Si on veut garder une industrie de la forêt forte et en santé, ça va prendre davantage de mesures réglementaires et des mesures budgétaires plus importantes pour aider l’industrie, prévient Mme Proulx.
Minéraux critiques et stratégiques
Les entreprises minières ont beaucoup contribué à l’essor économique au Québec au cours des derniers mois. Les prix de l’or et du cuivre qui ont atteint des sommets en 2025 et au début de 2026.
Le gouvernement continue de miser sur ce secteur pour stimuler le développement économique.

Québec mise sur les investissements dans les minéraux critiques. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / David Richard
Un nouveau Fonds pour les minéraux critiques et stratégiques (FMCS) doté d’une capitalisation de 2,5 milliards de dollars est mis en place.
En plus des investissements déjà réalisés par le fonds Capital ressources naturelles et énergies, s’ajoutera 1 milliard de nouveau capital, spécifie le budget 2026.
Le fonds permettra de sécuriser les chaînes d’approvisionnement des minéraux critiques et stratégiques, de favoriser la transformation à valeur ajoutée au Québec et de consolider la capacité du Québec à se positionner comme un acteur mondial incontournable
Un peu plus de 410 M$ serviront à stimuler l’investissement des entreprises et assurer un environnement d’affaires favorable à la réalisation de projets industriels.
Nouvelle Zone d’innovation minière
Le gouvernement ajoute Rouyn-Noranda dans la liste des villes ciblées comme des pôles stratégiques. La Zone d’innovation minière mettra la priorité sur deux axes de recherche et développement.

Le projet de ZIM est très attendu à Rouyn-Noranda. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté de Trame + BGLA
La mine autonome qui vise notamment le développement de l’intelligence artificielle et des équipements connectés. La mine durable qui vise à accroître l’adéquation entre les besoins de l’industrie minière et ceux de son milieu, notamment par une exploitation responsable, la restauration des sols et l’acceptabilité sociale des projets, indique le budget 2026.
Il s’agit de la cinquième Zone d’innovation à être créée au Québec.
Moins d’immigration, moins de croissance
Le budget Girard ne contient aucune mesure pour intégrer davantage d’immigrants dans l’économie provinciale, ce qui n’est pas surprenant étant donné que le gouvernement a réduit les cibles d’immigration au Québec.
Par contre, les prévisions économiques montrent que ces politiques, jumelées au vieillissement de la population, ont un impact sur la croissance économique.
La contraction du bassin de main-d’œuvre freinera la création d’emploi. Ainsi, environ 20 000 emplois seront créés en 2026 et 16 000 postes seront ajoutés en 2027, est-il mentionné dans les documents budgétaires.

L'entreprise Aciers JP de La Reine compte une vingtaines de travailleurs étrangers temporaires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Certains secteurs pourraient par conséquent connaître des pénuries de main-d’œuvre, ce qui pourrait exercer des pressions sur les salaires, admet le gouvernement. Le taux de chômage pourrait passer de 5,4 % en 2026 à 4,6 % l’an prochain.
Il y a vraiment une incohérence entre les politiques publiques au niveau de la main-d’œuvre et de l’immigration et les besoins économiques.
Le ministre des Finances répond que son budget ne doit pas être pris comme un désaveu à l’endroit des politiques de son gouvernement en matière d’immigration.
Il y a eu une perte de contrôle de l’immigration dans les dernières années. La solution est de reprendre le contrôle. Il faut plus d’immigration permanente et moins d’immigration temporaire, a répondu le ministre des Finances, Eric Girard.
Autres mesures bénéfiques pour l’Abitibi-Témiscamingue
- Le projet de centre aquatique de Rouyn-Noranda avance, il est maintenant en réalisation dans le Programme québécois des infrastructures. Le gouvernement investit 9,9 M$.
- La construction de 110 logements est aussi en réalisation à Val-d’Or. Le gouvernement investit 5 M$ sur le projet de 35 M$.
- L’agrandissement du Centre d’amitié autochtone se poursuit à Val-d’Or.


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