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L’actrice, disparue ce jour à l’âge de 91 ans, n’était pas retournée devant la caméra depuis 50 ans. Voici cinq films qu’il faut connaître pour comprendre le phénomène BB.
Passer la publicité Passer la publicitéLes Américains ont inventé LA star, Marilyn Monroe. Les Français n’auront besoin que de deux initiales pour créer la femme, B.B. Il est difficile d’expliquer ce que représenta Brigitte Bardot lorsqu’elle surgit sur les écrans en noir et blanc au milieu des années 1950. Elle avait un corps fait pour l’amour. Sexy en diable, elle était belle à vous défiancer, à vous clouer le cœur. Elle était mutine aussi. Dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, elle susurre à Michel Piccoli : «Tu les trouves jolies mes fesses ? ». Désarmant.
Même Jean Gabin ne peut lui résister dans En cas de Malheur. Ce ténor du barreau en a vu d’autres. Et pourtant , il mettra sa carrière en danger pour cette Yvette Maudet. Le plus beau des ténébreux Sami Frey finira par perdre la vie face à cet animal indomptable dans La Vérité de Clouzot. Dans Et Dieu Créa la femme, Vadim la fait jouer à Saint-Tropez. Elle va faire tourner la tête à trois hommes en même temps et pas n’importe lesquels: Curd Jürgens, Jean-Louis Trintignant, et Christian Marquand. Pour dompter B.B., il fallait une bête. Michel Deville et Nina Companeez écrivent L’Ours et la Poupée. mais nous sommes déjà en 1970...
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Et Dieu... créa la femme (1956), de Roger Vadim
Elle danse frénétiquement. Elle joue. Elle est à Saint-Tropez et en deviendra le mythe. Vadim crée la femme du XXe siècle. Boudeuse, mutine, un peu garce, plus belle peut-être que Cléopâtre qui fit tourner la tête de Jules César. B.B est née.
En cas de malheur (1958), de Claude Autant-Lara
Faire tourner la tête à Jean Gabin. Comment? Il suffit d’être belle à damner un saint. Et ne pas hésiter à se mettre nue dans le cabinet de l’un des plus grands avocats de Paris.
La Vérité (1960), d’Henri-Georges Clouzot
Elle aime sans aimer. Elle tue sans vouloir tuer. La scène de son procès est inoubliable. Paul Meurisse est comme toujours impeccable. Et ici particulièrement cruel dans son rôle d’avocat accusateur.
Le Mépris (1963), de Jean-Luc Godard
Les cinéphiles ne jurent que par ce film. Les scènes sont esthétisantes, les dialogues aussi culte que désarmants. C’est peut-être à cause -ou grâce- à ce film que Godard peut se permettre de snober Tarantino sans que celui-ci n’ose répliquer.
L’Ours et la Poupée (1970), de Michel Deville
Nous sommes au début des années 70. Le scénario est écrit par Nina Companeez qui lui apportera une touche subtile. Paradoxalement c’est le moins macho des acteurs, Jean-Pierre Cassel, qui résistera le mieux au charme de Bardot. Mai 1968 est passé par là.


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